Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


LE TOME 5 de "Ma paroisse.com" est paru. Vous pouvez vous le procurer en envoyant un mail à Olivier Gaignet en cliquant sur le lien "écrire au Père Gaignet" sous le compteur à gauche de l'écran.
Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.

jeudi 31 mars 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.928 : En Israël-Palestine, sur les pas de Jésus

Ce samedi, sur l'intitiative de paroissiens dégourdis, nous serons 33, de Mortagne et de St Laurent, à nous envoler vers la Terre Sainte. Je vous fais part du programme de notre séjour en Terre biblique. Nous déposerons là-bas les très nombreuses intentions qui nous ont été confiées par les paroissiens, ainsi que les vôtres également.

PROGRAMME  du  Voyage en Terre Sainte   -   2-13 avril 2016

Du 2 au 13 avril, 33 paroissiens de Mortagne et Saint Laurent partent sur les pas de Jésus.
Pendant 10 jours, ils parcourront le berceau de notre foi.

 
 
Samedi 2 avril
En début d’après-midi, départ de BORDEAUX pour TEL AVIV, via ISTANBUL.Prière dans le bus.
Dans la soirée, arrivée à TEL AVIV. Accueil à l’aéroport de LOD et départ pour le désert du Négev. Arrivée à ARAD.
Dimanche 3 avril
Le matin, départ pour EÏN AVDAT et marche dans les gorges jusqu’à la cascade. Évocation de la Genèse et de la Création du monde. Puis, arrêt à AVDAT pour visiter le site de la citadelle nabatéenne et byzantine ;  continuation de la route vers MITZPE RAMON et vue du Maktesh Ramon, l’un des cratères naturels les plus grands du monde..
Déjeuner à MITZPE RAMON.       L’après-midi, descente dans le Maktesh Ramon vers Eïn Sharonim.
Temps de marche autour du site. Évocation de l’Exode et de Moïse et temps d’enseignement. Célébration de la messe en plein air.        Dîner et nuit à l’hôtel à ARAD.
Lundi 4 avril
Départ vers la région de la mer Morte. Arrivée au pied du site de MASSADA ; montée par la rampe des Romains et visite du site dominant la Mer Morte : vue sur le palais d’Hérode. Arrivée à EÏN GEDI et, pour les personnes qui le désirent, bain dans la Mer Morte.   Déjeuner à l’auberge de jeunesse d’Eïn Gedi.
L’après-midi, route vers JERICHO en passant sous le site de QUMRAN. Arrêt à QARS EL YAHUD, le site du baptême du Christ dans le Jourdain par Jean-Baptiste ; renouvellement des promesses de notre baptême.  Descente jusqu’au Jourdain et temps de prière. Arrêt  à JERICHO pour évoquer les épisodes évangéliques de Zachée et de Bartimée. Route vers la GALILEE en longeant la vallée du Jourdain, jusqu’à NAZARETH.
Mardi 5 avril
Le matin, départ pour CESAREE MARITIME et visite de la ville construite par Hérode-le-Grand. Elle devint au début de l’ère chrétienne la capitale des Procurateurs romains : visite des remparts de l’époque croisée et des monuments romains, dont le port d’où Paul fut embarqué captif pour Rome et le théâtre. Rappel du baptême de Corneille par Pierre et de l’emprisonnement de Paul. Puis route vers le Mont Carmel et arrêt à MUHRAQA pour évoquer le prophète Elie et le prophétisme dans la Bible. Retour vers NAZARETH et déjeûner.
L’après-midi, visite de la ville : la basilique et les maisons semi-troglodytiques de l’époque du Christ, le musée, l’ancienne église melchite où l’on relit le texte de l’évangile de St Luc où le Christ révèle sa vraie nature et où il n’est pas compris et même rejeté. Puis, visite de l’église St Gabriel et de la source., ainsi que des fouilles de la maison du 1
er siècle. Temps de prière à la basilique de NAZARETH.
Mercredi 6 avril
Départ vers le Lac de Tibériade. Arrêt à CANA et lecture du texte de l’Évangile de saint Jean. Arrivée Mont des Béatitudes et lecture du texte évangélique de St Matthieu Puis descente à pied ou en bus vers TABGHA et visite du site de la Primauté de Pierre et de la Multiplication des Pains : célébration de la messe à Dalmanutha.
L’après-midi, arrivée à CAPHARNAUM et visite de la maison de Pierre, des ruines de la synagogue recouvrant celle où Jésus donna la signification des miracles accomplis en Galilée. Puis traversée du Lac en bateau de CAPHARNAÜM à EIN GEV, nous rappelant l’appel des disciples, la tempête apaisée et Jésus marchant sur les eaux. Avant la tombée de la nuit, reprise du car et montée sur la rive orientale  à MITZPE SHALOM  (vue sur le lac).
Jeudi 7 avril
Le matin, départ pour le Mont Thabor où l’Église commémore depuis l’époque byzantine le mystère de la Transfiguration. Découverte du panorama sur la plaine d’Yzréel et le massif de Galilée. Temps de méditation.
Puis route vers TAÏBEH, l’ancienne EPHRAÏM et temps de rencontre avec le Père Johny Abu Khalil.
Déjeuner au Centre Charles de Foucauld
L’après-midi, route vers JERICHO, puis montée en car dans le désert de Juda entre Jéricho et le monastère Saint Georges Arrêt au point de vue dominant le Wadi Kelt et vue sur le monastère Saint Georges. Temps de méditation. Reprise du bus et route vers le Mont des Oliviers. Premiers regards sur la ville sainte et continuation vers BETHLEEM.
En soirée, rencontre avec Sr Elisabeth, de la communauté des Filles de la Charité qui gère la crèche de Bethléem.
Vendredi 8 avril
Le matin, départ pour EÏN KAREM et évocation de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. Montée au sanctuaire, visite et prière, avec le Magnificat. Puis, arrêt à l’église St Jean-Baptiste. Ensuite, arrivée au musée d’Israël et visite de la maquette de la ville de Jérusalem au temps du Christ et du musée du sanctuaire du Livre où sont conservés les manuscrits découverts près de Qumran. Route vers BETHLEEM.
L’après-midi, visite de la basilique recouvrant la grotte de la Nativité, puis descente vers le Champ des Bergers.
Samedi 9 avril
Le matin, départ pour JERUSALEM. Arrivée par le Mont des Oliviers et premiers regards sur la ville sainte pour situer les principaux sites bibliques. Puis, marche dans la vieille ville pour découvrir les divers quartiers et arriver à la basilique du St Sépulcre.
L’après-midi, départ pour le Mont Sion : visite du Cénacle où Jésus célèbre la première Cène. Arrêt à Saint Pierre en Gallicante, visite et temps de recueillement et de contemplation. Retour à l’hôtel et dîner.
Puis reprise du car pour aller à la basilique de GETHSEMANI pour un temps de prière.
Dimanche 10 avril
Ce dimanche matin, célébration de la messe avec la communauté melchite Puis, départ à pied dans la vieille ville pour aller découvrir le Mur de soutien de l’esplanade, appelé autrefois Mur des Lamentations. Ensuite, arrivée à la basilique Ste Anne et visite et la piscine probatique.
L’après-midi, départ pour la ville nouvelle et arrêt au Yad Vashem, le mémorial de la déportation juive : l’allée des Justes, la synagogue et le mémorial des enfants. En soirée rencontre avec un rabbin à l’hôtel.
Lundi 11 avril
Le matin, départ pour le Mont des Oliviers et visite des sanctuaires du Mont : la Mosquée de l’Ascension, l’Eleona et la grotte du Pater et découverte du Jardin de l’Olivetum, avec vue sur la vieille ville. Continuation vers le Dominus Flevit et descente jusqu’au Cédron : visite du tombeau de la Vierge et de la grotte de l’Agonie. Puis départ pour le camp de réfugiés palestiniens d’AÏDA : découverte et échanges.  Temps de prière.
L’après-midi, départ pour le village de BATTIR :  temps de rencontre avec Hassan Muamar, à propos de ce qui se vit avec les Palestiniens. Puis retour vers JERUSALEM et visite de la basilique du St Sépulcre.
Mardi 12 avril
Le matin, itinéraire de la Passion en vieille ville, qui se termine au St Sépulcre. Célébration.
L’après-midi, départ pour ABU GOSH, l’Emmaüs des Croisés ; rencontre avec un frère de la communauté bénédictine. Puis route jusqu’à NEVE SHALOM, ce village où vivent en bonne harmonie Juifs et Palestiniens.
Mercredi 13
retour vers BORDEAUX, via ISTANBUL. L’après-midi, arrivée à BORDEAUX à 13h35 (sous réserve).

 

 

dimanche 27 mars 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1927 : Qu'est-ce qui nous prouve que Jésus est ressuscité ?

Aujourd'hui, mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi, nombre de nos contemporains doutent de l'existence même de Jésus, et surtout, du fait que l'on assure qu'il est ressuscité : "Mais enfin, ça n'a aucun sens ! Et d'ailleurs, personne n'a été témoin de cette résurrection... De toute façon, un tel fait n'a rien de rationnel ; or, moi, je ne crois que ce que je vois !"  Qui n'a entendu de telles réactions ?  Elles sont fréquentes, tant chez des personnes pourtant de familles "chrétiennes" qu'en général dans notre société.
Récemment, un père de famille me confiait que l'un de ses fils, assez engagé dans les activités d'animation de messes ou autres au sein de sa paroisse, changea totalement d'attitude à partir du jour où l'un de ses profs de lycée lui  expliqua que croire en Dieu, c'était irrationnel, et qu'au plan scientifique par exemple, ça ne tenait pas.
Première remarque : il n'est pas anormal d'avoir des doutes, et il n'est en rien interdit de se poser des questions ; des doutes, les apôtres eux-mêmes en ont eu, et même face à Jésus ... D'ailleurs, il n'est en rien évident que, même si Jésus apparaissait aujourd'hui au sein de notre société, tout le monde croirait en lui.
Pourquoi cela ?  Parce que, admettre que Jésus soit ressuscité, ce n'est pas d'abord une question de preuves ni d'évidence, mais d'adhésion à la personne de Jésus.  Comme l'a fait remarquer le célèbre écrivain Paul Claudel, qui avait fait lui-même l'expérience de la conversion au Christ, "ce ne sont pas les yeux seulement qui servent à reconnaître Jésus-Christ."  Ni les yeux, ni les raisonnements...  Il s'agit avant tout d'une expérience de rencontre intérieure, qui n'a rien à voir avec des preuves scientifiques ni avec des déductions philosophiques, si élaborées soient-elles.
Ce matin, au cours de la célébration solennelle de la Résurrection en l'église de Mortagne, une jeune baptisée, Eva, quand je lui ai demandé si elle se sentait proche de Jésus, si elle croyait en lui, a répondu d'une voix ferme, entre autres : "J'aime bien entendre parler Jésus dans mon coeur."
Etonnement de toute l'assemblée, d'entendre une ado s'exprimer ainsi, mais cela m'a permis de préciser que, c'était cela, avoir la foi. Eva n'a pas vu Jésus avec ses yeux de chair, pour reprendre l'expression de Paul Claudel. Ce n'est pas un raisonnement qui l'a conduit vers lui. Elle n'a pas eu besoin de preuves, scientifiques ou autres, pour croire ou ne pas croire en lui. Mais elle a rajouté ceci : si elle a souhaité recevoir le baptême, c'est à l'exemple d'amis qui ont choisi de se faire baptiser ; et elle a cité trois jeunes baptisés de l'an passé ou d'il y a deux ans : Victor, Jules, Gabin...
Et il en va ainsi depuis toujours ; depuis 2.000 ans, la foi au Christ ne se transmet pas par des preuves, mais par le témoignages d'amis de Jésus qui rayonnent de sa présence.
Belle fête de la Résurrection à toutes et à tous !  Et merci Eva !

dimanche 20 mars 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.926 : Attaquer le mal à la racine

Hier soir et ce matin, aux messes des Rameaux, j'ai essayé d'expliquer que Jésus s'était approché très près du mal, jusqu'à la mort y compris, mais c'était pour pulvériser ce mal de l'intérieur et l'anéantir totalement. A titre d'exemple, quoique les choses soient bien autres, j'ai rappelé que le célèbre pompier américain, Red Adair, avec ses équipes, s'était fait une spécialité d'éteindre les puits de pétrole en feu en allant déposer, le plus près possible, à ses risques et périls, une charge d'explosifs ; alors, la violence de l'explosion soufflait littéralement les flammes et éteignait le feu.
Je suis reparti ensuite de deux exemples donnés par les médias, pas plus tard qu' hier samedi. France-Inter, hier après-midi, a fait écho à l'opération "Un olivier pour la paix", qui rassemble un certain nombre d'agriculteurs israéliens et palestiniens. Ceux-ci travaillent ensemble, mais leur action n'est pas facile : ils se heurtent à des incompréhensions, des critiques, des brimades, et vivent parfois des moments d'insécurité et de peur. Mais ils attaquent le mal à la racine, et sont comme les précurseurs de ce monde nouveau en lequel ils mettent leur espérance.
D'autre part, hier encore, page 4 de "Ouest-France", l'interview d'une psychologue juive se termine ainsi : "De plus en plus d'Israéliens comprennent qu'il faut mettre fin à l'occupation."
Tout cela m'a fait penser à ces nombreuses associations qui regroupent Israéliens et Palestiniens épris de paix. Comme "Un coeur pour la paix", avec ces chirurgiens Israéliens qui font venir chaque année en Israël 60 enfants palestiniens malades du coeur afin de les soigner (600 depuis 10 ans).
Il y a aussi cette organisation de vétérans de l'armée, "Breaking The Silence", "Rompre le silence", qui dénonce les excès de Tsahal. De telles associations, l'on en compte plusieurs dizaines, très actives :
-  B'Tselem : l'organisation de défense des droits de l'homme.
-  l'observatoire des check-points : Marsom (barrages) Watch.
-  les médecins de "Physicians for human rights".
-  le mouvement pacifiste "Shalom Archav", "La paix maintenant".
-  les femmes en noir, qui manifestent tous les vendredis depuis 1988.
-  Shivion (égalité) : ONG de prévention du racisme et de l'apartheid en Israël.
-  Tag Meir, coalition de 50 organisations opposées à la violence.
Etc... Nous essayerons d'en savoir plus lors de notre prochain passage sur cette terre déchirée, lors du voyage que nous ferons en Terre Biblique du 2 au 13 avril, avec 32 personnes de la paroisse.
Partout sur la terre en effet, s'attaquer au mal à la racine, c'est marcher sur les pas de Jésus sauveur !

lundi 14 mars 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.925 : 2° Café-Théo, fructueux, à Mortagne

Le 2 mars dernier, chez Fifi et Sophie, dont l'accueil, comme toujours, au Central-Bar, fut remarquable, encore une belle soirée de partage, sur un thème pourtant complexe : "L'écologie a-t-elle un avenir ?"
D'entrée de jeu, les 70 participants ont fait part de leurs soucis, mais surtout, de leur expérience et de leurs espérances.
En vrac, voici quelques-unes des questions qui furent au coeur de notre échange : les agriculteurs présents ont fait part de la façon dont ils gèrent leur situation, pas toujours simple. Beaucoup d'expériences ont été apportées, par rapport au co-voiturage, par exemple, à la façon de gérer nos déchets, à une nouvelle façon de voyager à l'étranger, à l'effort de chacun pour consommer différemment, etc...
Nous nous sommes longuement demandé quel genre de monde nous voulions laisser à nos enfants, quel est le sens de notre passage sur cette terre, comment laisser une planète habitable ?
Partage très riche aussi sur ce que représente la nature pour nous : l'eau, les arbres, le soleil, les paysages au milieu desquels nous vivons.
Intéressant aussi de constater combien un certain nombre de citoyens se regroupent, s'organisent, se font entendre auprès de leurs élus, pour faire avancer des projets plus respectueux de l'environnement. Surtout que de nombreuses possibilités sont à notre portée, en commençant par le commencement :la façon de ranger notre chambre, d'ordonner notre maison, mais aussi, de veiller à nos économies d'énergie, de nous couvrir un peu plus au lieu d'augmenter le chauffage...
Comme l'a dit le pape François en effet, dans sa belle lettre sur l'environnement, "Loué sois-tu", qui a servi de guide à notre réflexion, il nous faut habiter au mieux "la maison commune que Dieu nous a prêtée."  En effet, nous partageons avec les animaux, avec la nature, un même destin.
En terminant, nous avons écouté ensemble le 1° paragraphe de la lettre de François, que je vous transcris : "Loué sois-tu, mon Seigneur", chantait St François d'Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une soeur, avec laquelle nous partageons l'existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts."
Puissions-nous tout faire pour préserver et mettre en valeur ce que Dieu nous a si généreusement prêté !

P-S  :  prochain Café-Théo à Mortagne le mercredi 25 mai à 20h.

dimanche 6 mars 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.924 : Il ne suffit pas de dire "Seigneur, Seigneur"...

50.000 réfugiés en Grèce, 2 millions en Turquie, 4.000 à Calais... Et pour un peu, on nous ferait croire que nous sommes, en France, au bord du gouffre !  Non mais ! Et que la situation chez nous est tragique !
Mais ce n'est pas tout ! Je vous invite à lire l'article de "La Vie" datée du 3 mars, pages 30-31, sur "La Babel calaisienne".  Dur-dur !  On en sort pas très fiers !  Saviez-vous que 70 % des bénévoles qui travaillent pour la Jungle sont des Anglais ?  Vous me direz : "C'est bien normal, puisqu'ils refusent d'accueillir les réfugiés dans leur île".  Peut-être !  Mais enfin, ces volontaires, eux, ils sont là, aux côtés de ces familles en totale détresse.
Parmi les 30 % d'autres volontaires, l'on trouve des Irlandais, Marocains, Néo-Zélandais, Portugais, Espagnols, etc... Mais aussi, des Calaisiens du Secours catholique qui, heureusement, aux côtés de bénévoles d'autres associations, confessionnelles ou non, sauvent l'honneur hexagonal.  En tout cas, cela n'a pas empêché Marie, la journaliste de "La Vie", de se faire alpaguer en ces termes, par Monica, une bénévole italienne, avec ironie : "Tiens, quelqu'un qui parle la langue des Lumières, incroyable !  Vous êtes très forts, vous, les Français, pour répandre de magnifiques idéaux, "Liberté, Egalité, Fraternité".  Mais vous êtes si peu nombreux à retrousser vos manches pour les faire vivre !"
Je me demande si, après avoir, depuis tant d'années, telle un petit coq plein de lui-même, donné d'en haut tant de leçons au monde entier, il ne faudrait pas que la France fasse enfin une bonne cure d'humilité et de vérité !
Quand donc aurons-nous le courage de regarder en face, au-delà de nos grands idéaux et de nos belles paroles, ce que nous faisons réellement, et ce que nous sommes vraiment ?  Il n'y a pas de honte à reconnaître ses orgueils, ses erreurs et ses faiblesses en effet.  Et nous n'avons pas à être jaloux des Turcs ou des Allemands qui accueillent les réfugiés mieux que nous. Simplement, nous devons arrêter une bonne fois de dire que nous sommes "la patrie des Droits de l'Homme, le pays des "Lumières" ou la terre de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité."  Le flambeau, c'est très bien, nous l'avons transmis à d'autres, qui en sont sans doute plus dignes ; prenons-en acte et soyons modestes désormais !
Car, pour paraphraser ce que disait Jésus, il ne suffit pas de parler : "Il ne suffit pas de me dire : "Seigneur, Seigneur !" pour entrer dans le Royaume des cieux ; il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux." (Matthieu 7/21)
Je me permets de rajouter un petit commentaire de la parabole du bon Samaritain, que je tiens du Rabbin Philippe Haddad, avec lequel j'avais eu la joie d'aller en terre biblique il y a quelques années, avec des paroissiens des Sables d'Olonne : "Qui est le blessé que je ne veux pas voir ? Quel est le groupe humain dont je me méfie, qui me fait peur ? On ne peut se satisfaire de prières ou de méditations.  En d'autres termes, si l'amour du prochain venait à manquer, cela révèlerait la faiblesse de notre amour pour Dieu."