Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


LE TOME 5 de "Ma paroisse.com" est paru. Vous pouvez vous le procurer en envoyant un mail à Olivier Gaignet en cliquant sur le lien "écrire au Père Gaignet" sous le compteur à gauche de l'écran.
Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.

mercredi 1 juillet 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.859 : L'accueil des Migrants, la parole en Vérité

Vous avez dû apercevoir comme moi, puisque à la télé, divers reportages en ont parlé, ces migrants qui, arrivés sur les côtes italiennes, bien accueillis par la population, ont été invités à s'installer dans des villages en voie de dépeuplement. Actuellement, cette façon de procéder semble avoir été excellente, puisque tout le monde y trouve relativement son compte : des écoles ont pu se maintenir, les gens ont retrouvé la sécurité, une maison, un pays...
En France, cela commence aussi à se pratiquer.  Il est vrai que, de grandes voix comme celles de Charles Aznavour, Jean-Pierre Raffarin et autres, ont invité à suivre chez nous l'exemple italien.
Par contre, ce qui n'était pas prévu, ce sont les réactions sur le Net, de la part de personnes sans visage, sans personnalité, pour vitupérer violemment contre ce type de proposition.
Ce matin, sur les ondes de France-Inter, Jean-Pierre Raffarin a évoqué, je le cite, "les tonneaux d'injures" dont il a été abreuvé à ce sujet : "Tous ces profiteurs, il faut les rejeter à la mer..." Notre monde n'est pas simple en effet !  Et quand les uns ou les autres essayent de soutenir leur prochain, il se trouve toujours quelqu'un pour les critiquer. Comment l'homme est-il donc bâti ?  Mais Jean-Pierre Raffarin a bien souligné qu'il n'était pas question pour lui d'en tenir compte, ni de se laisser intimider ou impressionner.  D'ailleurs, ces critiques, il ne les lit même pas. Comme le rappelle le dicton en effet : "les chiens aboient, la caravane passe..."  Et cela n'empêche pas le bien de progresser !  Par contre, au Dernier Jour.... ?
Je vous cite aussi cette réaction saisie au vol, lors de l'interview de ce matin, car cette pensée de Jean-Pierre Raffarin, que vous partagerez tous, je n'en doute pas, nous invite à voir plus grand et plus vrai, plus haut et plus loin :
"Quand des gens s'expriment dans l'anonymat, ce n'est pas la conscience qui gagne, c'est le mensonge !  Cette façon de faire est à l'opposé de ce que l'on appelle l'humanisme."
Amis lecteurs, ceci ne s'adresse pas à vous ! Mais vous partagez sûrement avec moi l'inquiétude légitime de Jean-Pierre Raffarin...
Puisse ce blog participer, dans le même sens, à la construction d'une conscience vraie et franche, en chacun de nous.
Sans avoir peur de l'autre, migrant, ou quel qu'il soit !

dimanche 28 juin 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.858 : Jésus parle pour "Aujourd'hui" !

La semaine a été très forte en événements, les uns heureux, les autres bien lourds !  J'aurais aimé faire un billet à propos de la magnifique encyclique du pape François sur l'écologie ; et aussi, suite aux horribles attentats qui ont ensanglanté cette fin de semaine ; mais le temps m'a manqué...
En contrepartie, je me permets de vous partager l'homélie que j'ai donnée ce matin sur la paroisse.
Mais c'est bien à chacun de nous de mener sa propre réflexion, à la lumière de la Bible.

    Homélie du 28 juin 2015, à Mortagne-sur-Sèvre (13ème Dim. du temps ordinaire)

Au  début de la semaine qui vient de s’écouler, en pensant à l’homélie de ce jour, je me suis dit : impossible de ne pas évoquer la toute récente encyclique du Pape François sur l’écologie.

Puis, ce vendredi, dans la même journée, nous avons appris les attentats en Tunisie (38 morts), au Koweit (26 victimes), et un horrible assassinat en France. Impossible  de vivre cette  Eucharistie  sans évoquer tout cela, surtout lorsque la 1ère lecture nous dit que Dieu n’aime pas la mort ! Mais alors, que fait-il, quand la mort semble menacer notre humanité ?

 Certains vont peut-être penser : mais pourquoi revenir sur tous ces évènements ? On ne vient pas à la messe pour entendre commenter les news dont on nous serine déjà la tête en permanence avec la télé…

 Sauf que Jésus, lui, quand il s’adresse à ses contemporains, le plus souvent, repart de ce qu’ils vivent pour les aider à voir plus clair dans leur existence et à avancer.

 Par exemple, il n’a pas fait de sermon à la femme qui a touché son vêtement, mais il l’a guérie. Etait-ce une pratiquante, était-elle pieuse, sa vie morale était-elle irréprochable ? On n’en sait rien, et cela ne nous intéresse pas.  St Marc nous révèle seulement qu’elle était malade, et que c’était une femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans… Je me suis dit : mais, c‘est peut-être le symbole de notre humanité, ensanglantée depuis des années, et qui ne sait plus vers qui se tourner, qui toucher pour trouver la guérison.

 L’Evangile nous précise que cette femme avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et que son état avait empiré. De la même façon de tels mauvais médecins ne manquent pas au chevet de notre humanité : tous ces chefs d’Etat incompétents qui ne pensent qu’à leur trône ou à leur  réélection, ces banques mondiales, ces institutions internationales qui n’arrivent à gérer ni la faim dans le monde, ni la torture dans trop de pays, ni la lutte contre le terrorisme, ni l’égoïsme de leurs peuples face à l’accueil des migrants nos frères…

 A ce stade de notre réflexion, je ne peux m’empêcher de faire appel à la mémoire de ces hommes d’Etat irréprochables qui ont fondé l’Europe : l’italien Alcide de Gasperi, le paysan hollandais Sicco Mansholt, le belge Paul-Henri Spaak, les français Robert Schuman et Jean Monnet, le britannique Winston Churchill, partisan des Etats-Unis d’Europe, l’allemand Konrad Adenauer, et j’en oublie... Nombre d’entre eux, d’ailleurs, étaient profondément croyants, et l’esprit de l’Evangile sous-tendait leur action.

 Mais relisons notre actualité à la lumière de cette scène d’Evangile ; reprenons le récit de Marc : «  Et la femme, saisie de crainte et toute tremblante, vint se jeter aux pieds  de Jésus. »  Cela nous représente bien,  nous qui tremblons, en effet, avec nos frères Tunisiens, avec les musulmans pieux et pacifiques du Koweit assassinés dans une mosquée alors qu’ils étaient aux pieds du Dieu unique  eux aussi, en train de prier, comme l’a fait cette femme.

Et puis, mêlée à ce 1° fait, il y a aussi la seconde histoire, celle de la fille de Jaïre. On peut, de la même façon, tirer des leçons de cette 2ème scène, par rapport à notre actualité. Je pense à l’encyclique du Pape, l’objectif de François étant de ressusciter la planète qui est en train de périr, apparaissant trop souvent comme déjà morte, comme cette jeune enfant.

 Relisons cette scène. « Arrive  un chef de la synagogue, nommé Jaïre ».

Traduction : « Arrive le chef de la nouvelle synagogue, le chef de l’Eglise, nommé François ».

Retour à l’Evangile : « Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment ».

Traduction-interprétation : « Voyant Jésus, François lui dit, page 139 : « Avec ta gloire  de Ressuscité, Seigneur, saisis-nous, pour protéger toute vie ; les pauvres et la terre t’implorent !»

Cette phrase de François ne ressemble-t-elle pas à la phrase de l’Evangile où JaÏre demande à Jésus : « Ma fille ( = cette terre) est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ! »  Autrement dit, que cette terre puisse revivre, autrement !
Je continue l’Evangile : « Des gens arrivent chez Jaïre et lui disent : ta fille vient de mourir, à quoi bon déranger le Seigneur? »

 Eh oui, quand certains veulent sauver la planète, il y a plein de gens qui nous maugréent : « A quoi  ça sert de  faire quelque chose ?  De toute façon, c’est trop tard. »

D’autres disent : « Pas la peine de prier Dieu, ça ne sert à rien… »  Alors que, au contraire, au Koweit et ailleurs, il faut que les musulmans modérés continuent de supplier Dieu de guérir le cerveau de ces jeunes, soi-disant  islamiques, qui ont perdu la raison…  Et c’est aussi le sens de notre prière, à nous chrétiens, ce matin.

 D’autre part, quand Jésus a dit : « La jeune fille n’est pas morte », l’Evangile nous révèle ceci : « On se moquait de lui. »

 De même que certains se sont moqués du Pape, aux USA par exemple, certains conservateurs trouvant assez irréalistes ses propositions par rapport à un ralentissement de la croissance.  Ainsi, je n’en ai pas cru mes yeux lorsque j’ai lu qu’un animateur-vedette aux Etats-Unis, Michael Savage, choqué par la remise en cause sévère du pape de l’ultralibéralisme et du gaspillage mondial, a déclaré : « Le pape est un marxiste, c’est un loup écologiste déguisé en pape, un marxiste en habit religieux. »  Incroyable !  
 
 Mais chez nous aussi, en France, de nombreux chrétiens se refusent à suivre les appels angoissés du pape à mieux accueillir les migrants dans notre Europe, vieille, il est vrai, dé-spiritualisée et fatiguée.

 Et pourtant, quand Jésus déclare, en saisissant la main de la jeune fille : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, lève-toi»,  c’est comme quand François prend toute l’humanité par la main, pour tenter de la remettre debout, au nom du Christ.

 Car tel est bien le rôle de L’Eglise aujourd’hui, comme jadis de Jésus : envers et contre tout, au-delà des attentats comme des destructions des forêts et du climat, rappeler à tous qu’il ne faut laisser ni à la mort, ni au pessimisme, le dernier mot.    
                                                                                                                                                                                                                                                                               Mais entonner pourtant, comme l’a fait hier le président Obama, devant toutes les télés du monde, lors de la cérémonie en mémoire des personnes victimes de la tuerie de Charleston, entonner avec espérance le célèbre cantique de foi en la Résurrection, « Amazing Grace », que nous avons coutume de chanter nous-mêmes, au cours de nos eucharisties, et que nous pouvons reprendre avec ferveur à présent, en lien avec ces Protestants américains :  

«Gloire à toi, qui étais mort, Gloire à toi, Jésus, 
 Gloire à toi, qui es vivant, Gloire à toi !
Gloire à toi, Ressuscité, viens revivre en nous,

Aujourd’hui, et jusqu’au dernier jour ! »

 

mardi 23 juin 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.857 : Le hit-parade des 10 billets les plus lus

On arrive à la période des vacances et, dans tous les domaines, c'est l'occasion de faire le point.
En ce qui concerne ce blog, je vais revenir brièvement sur les dix billets les plus lus ces huit derniers mois ; il me semble en effet que cela a une signification importante par rapport à ce que vous attendez de ce modeste blog.
L'idée m'en est venue en constatant combien le dernier billet par exemple, par rapport à l'impact du pape François, avait reçu un énorme écho !  Non seulement dans les médias, mais même aussi dans un petit blog comme celui-ci.
D'après le compteur établi sur ce blog, en effet, et qui me permet d'avoir en une seconde dans les mains tous ces calculs, le jour où ce billet a été publié, il y avait déjà 312 lecteurs, le lendemain 329, etc...
Cela me sidère ! On dirait que ces centaines de personnes se donnent le mot pour suivre tel billet, plus marquant !
Voici donc le résultat de ce hit-parade, en ordre décroissant :
-  en tête, toutes catégories, le n° 1.816, du 8 déc. 2014, intitulé "Offrir des cadeaux de Noël qui aient du sens."  Il faut croire que le sujet répondait à de vraies attentes !
-  n° 1.811, du 25/10/14  :  "Et il a habité parmi nous, aux périphéries."
-  n° 1.808, du 13/10/14  :  "Les mauvais comme les bons."
-  n° 1.821, du 29/12/14  :  "Promenade blogueuse sur l'océan du Net."
-  n° 1.856, du 20/06/15  :  "Impressionnant, ce pape François !"
-  n° 1.833, du 25/03/15  :  "Le jour où Jésus s'est fait le plus petit."
-  n° 1.845, du 07/05/15  :  "Le monde, inébranlable, tient bon !"
-  n° 1.842, du 26/04/15  :  "Planète fraternelle."
-  n° 1.835, du 03/04/15  :  "Le peuple de Dieu a parlé !"
-  n° 1.829, du  02/03/15 :  "Pas de têtes de piment au vinaigre !"
Pourquoi ces billets ont-ils intéressé beaucoup plus d'internautes ?
Si vous avez le temps, vous pouvez les relire, et tirer vous-mêmes une conclusion !
En tout cas, avec une fois de plus toutes mes excuses pour mon irrégularité à alimenter ce blog, un très grand merci de votre fidélité !
Et bel été, dans la lumière du Dieu vivant !

samedi 20 juin 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.856 : Impressionnant, ce pape François !

Depuis la sortie toute récente de son encyclique sur l'écologie, vous avez pu repérer comme moi la masse de commentaires élogieux qui ont suivi, venant de tous les horizons : cela confirmant l'impact extraordinaire de François, de l'Evangile et de l'Eglise qu'il représente, par rapport à la plupart de nos contemporains.
Je vous propose en illustration un petit florilège de ces réactions.

-  Laurent Joffrin, de "Libération" : "Ce pape est sans doute le chef d'Etat le plus à gauche de toute la planète !"

-  Haïm Korsia, grand rabbin de France : "J'ai apprécié son ancrage dans nos textes sacrés judéo-chrétiens qui, écrits depuis plusieurs millénaires, restent des sources d'inspiration pour le "développement durable."

-  Ségolène Royal  :  "La voix du pape se fait entendre dans le monde. C'est un message fort, un appel aux consciences pour sauvegarder ce qu'il appelle "notre maison commune", et changer notre modèle de développement. C'est un apport précieux à la mobilisation internationale."

-  Hubert Reeves  :  "J'ai été agréablement surpris par ce texte. Je suis content que le pape François aborde en détail les enjeux liés à la perte de la biodiversité. Cette partie est très bien décrite, avec de nombreux exemples concrets. Il invite chacun de nous, ainsi que les responsables politiques, à assumer notre responsabilité morale. Cette interpellation a déjà un impact fort dans le monde."

-  Jean-Pierre Denis, directeur du journal "La Vie"  :  "L'Eglise romaine est souvent jugée ringarde. Mais voilà, depuis que le pape François est arrivé, l'Eglise est à nouveau attendue et entendue.  Les grands de ce monde se tournent vers le pontife de Rome comme jadis on le faisait vers la pythie de Delphes. Face à des chefs d'Etat en panne d'intelligence et de générosité collective, il lance un appel à croire dans la dignité de l'homme et dans la beauté de l'univers qui l'entoure."

-  Mohammed Taleb, philosophe écologiste musulman  :  "Non-chrétien, je partage cette vision d'une humanité "gardienne", et non propriétaire de la Création.  C'est ce qui fait que son écologie intégrale, à la fois politique, sociale, culturelle et spirituelle, prône un chemin de libération collective."

-  José Bové  :  "Je me réjouis de cette 1° encyclique qui parle de l'écologie de manière globale. Par ailleurs, ce texte porte une accusation très claire du modèle libéral. Il montre comment, quand la puissance de l'argent et le processus technologique unissent leurs forces, les dégâts peuvent être terribles sur l'environnement, et donc l'homme lui-même.  C'est un texte sans concession sur le fond ; il engage fortement les chrétiens et, plus largement, "tous les hommes de bonne volonté" auxquels il s'adresse. "

-  Bruno Frappat, "La Croix"  :  "Oui, le pape François est bien le seul "puissant" que l'on désire suivre.  Ce n'est pas de la puissance des armes qu'il tire cette force d'attirance.  C'est de sa vision lumineuse, vraie, et de la logique sobre de ses desseins pour l'humanité entière."

Il n'y a rien à ajouter !  Sinon de vous conseiller de lire ce texte fondateur, et d'être attentifs à ce qu'en disent nos concitoyens.
Tout en rendant grâce à Dieu pour cette lumière évangélique que notre pape fait briller, tout humblement, mais si clairement, sur l'ensemble de notre fragile planète !

jeudi 18 juin 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.855 : France-Inter interpelle les cathos

Tout récemment, des cathos se sont offusqués de ce que le pape François avait posé à de jeunes Français la question suivante : "La France est-elle toujours fidèle à son Baptême ?"  "Oui, oui" lui ont répondu ces jeunes, pleins de bonne foi. Mais est-ce bien si sûr ?
Avez-vous écouté la chronique de géopolitique de Bernard Guetta ce matin, sur France-Inter ?  Sinon, je vous invite fortement à l'entendre en replay.
En voici quelques extraits, du moins ce que j'ai pu en griffonner rapidement :
"Le Liban, 6 millions d'habitants, accueille 1.200.000 réfugiés ; la Jordanie, 8 millions d'hab., plus de 600.000 ; la Turquie, plus d'1.800.000.  En face de cela, l'Union Européenne, qui compte pourtant 500 millions d'hab., se sent en état de siège et menacée des pires maux car 100.000 réfugiés (18 fois moins qu'en Turquie), fuyant la barbarie, les combats et la mort, ont atteint ses côtes."
D'où cette interrogation du journaliste : "Des pays de tradition chrétienne semblent avoir oublié ce que sont la charité et la compassion, alors que des pays musulmans et infiniment moins riches font preuve, eux, de ces vertus ! Le pape François a beau s'époumoner, nous détournons notre regard, bouchons nos oreilles et fermons notre coeur. Il y a de quoi s'inquiéter sur notre identité !"
"Quant à la France, qui se dit le pays des droits de l'Homme et de la liberté, elle a été la première à refuser la répartition des réfugiés entre les 28 pays de l'U.E., donnant ainsi raison au Front National, en agissant comme celui-ci aurait fait (...)   Or, ces réfugiés sont nos frères, et nous les rejetons..."
Et Bernard Guetta, désabusé, de clore cette remarquable chronique sur le constat suivant : "Tant de stupidité me fait honte !"
Pour mieux comprendre la force de son raisonnement, ne manquez pas d'écouter cette chronique, si vous n'étiez pas branchés sur France-Inter ce matin.
Et là, inutile d'accuser tel ou tel de n'avoir pas fait ci ou d'avoir omis cela  ; en effet, ainsi que l'explique B. Guetta, ce n'est pas seulement de l'Europe en général qu'il s'agit, par rapport à une telle question, mais bien de chacun de nous ; et cela d'autant plus que l'on se juge fidèle à notre Baptême !

PS : Si des Charlie lisent ce billet, ils comprendront que l'interpellation de B. Guetta les concerne évidemment autant que les cathos !