Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


LE TOME 5 de "Ma paroisse.com" est paru. Vous pouvez vous le procurer en envoyant un mail à Olivier Gaignet en cliquant sur le lien "écrire au Père Gaignet" sous le compteur à gauche de l'écran.
Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.

samedi 6 février 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.920 : Les Français sont-ils meilleurs que les autres ?

La paroisse Monfort-sur-Sèvre organise une "Route biblique" d'une douzaine de jours, début avril, en Israël-Palestine. Avec les 35 participants, nous nous sommes retrouvés cette semaine afin de faire le point sur le contenu de ce séjour, son déroulement, les attentes et souhaits de chacun, etc...
Je voudrais revenir sur un point qui a retenu notre attention ; celui de l'attitude à avoir lorsque nous serons sur cette terre.
Par exemple, surtout dans le quartier juif de Jérusalem, nous rencontrerons des Loubavitch, cette catégorie de Juifs que, à partir de leur apparence vestimentaire,, en "bons Français", nous risquons un peu vite de classer comme "tradis", ou comme des personnes au style un peu dépassé.  Attention ! En mettant le pied en Israël, mettons tout de suite nos réflexes franco-français dans notre poche, avec notre mouchoir dessus !  A Jérusalem, nous ne sommes pas chez nous, quand les Loubavitch, eux, sont des fils de ce pays. Préparons-nous à regarder d'un oeil bienveillant, ouvert, fraternel, tous les habitants de ce pays.
Autre exemple : à la Basilique du saint Sépulcre, nous risquons de pousser des haut-cris en découvrant, un peu tard, qu'il existe des tensions entre chrétiens des différents rites, capables même d'aller jusqu'à se taper dessus à coups de balais. "C'est scandaleux", risquons-nous de nous écrier... Là encore, gardons notre sang froid ; ne jouons pas les vierges effarouchées ! Essayons de comprendre pourquoi cette situation susbsiste, comment elle est le fruit d'une histoire. N'arrivons pas là-bas avec notre naïveté, nos préjugés et nos jugements tout faits. D'ailleurs, comme l'a fait remarquer alors un paroissien, est-ce que nous ne vivons pas nous aussi, chez nous, en Vendée, de grosses oppositions entre catholiques ?  Prenons-en conscience avant de juger les autres, sans d'ailleurs savoir grand chose de leur situation.  Et pourquoi, par exemple, ne pas repérer ce qui progresse ?  Par exemple, le fait que les responsables des 13 Eglises chrétiennes plus ou moins divisées qui existent sur Jérusalem ont l'habitude de se retrouver une fois par mois pour faire le point !
Un dernier exemple : nous butterons à diverses reprises sur le mur que l'Etat d'Israël est toujours en train de construire pour se protéger d'attaques "terroristes". Là encore, le réflexe sera d'arriver assez vite à condamner ce pays. Pas question bien sûr de dire que la construction de ce mur est quelque chose de normal. Mais ne condamnons pas trop vite le peuple Juif dans son ensemble. Rappelons-nous que de nombreux Juifs oeuvrent pour la paix et la fraternité avec les Palestiniens, au sein de dizaines d'associations et autrement. De plus, comme le dit Mgr Sabbah, "nous avons besoin de pèlerins, de témoins ; pas de petits juges qui viennent jeter de l'huile sur le feu." Et n'oublions pas le mur que nous avons dressé à Calais pour bloquer les réfugiés qui croyaient pouvoir être soutenus par le soit-disant "pays des droits de l'homme" !
En résumé, dans ce pays dont nous ne devrons pas oublier que nous sommes des hôtes, comportons-nous comme des frères, toujours à l'écoute, dans une pédagogie de dialogue. N'oublions pas que, dans la logique de la Bible, l'Histoire est conçue comme la réussite d'une fraternité !

dimanche 31 janvier 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.919 : Merci au Père Efrem !

Depuis 3 ans 1/2, le Père Efrem Assolari, originaire de Bergame en Italie, est présent au milieu de nous, à St Laurent-sur-Sèvre, et depuis 2 ans, comme Recteur de la Basilique St Louis-Marie Grignion de Montfort. Arrivé au terme de sa mission, il rejoindra demain la communauté Montfortaine de Pontchâteau. Ce dimanche matin, nous avons rendu grâce au Seigneur pour tout ce que nous avons reçu de lui.
Ce même dimanche également s'est vécue, toujours sur St Laurent-sur-Sèvre, la journée diocésaine de clôture de l'année de la Vie consacrée. Je voudrais, à travers ce billet consacré au Père Efrem, lui-même religieux Montfortain, apporter une petite pierre à la richesse de ce que tous ces "Consacrés" partagent avec l'ensemble du Peuple de Dieu, au travers de leur bel engagement.
L'apport du Père Efrem, donc, a été très fort, vis-à-vis du Sanctuaire par exemple, qu'il a su embellir, harmoniser, ouvrir, aménager ! Il a donné chez nous, où il avait tout à découvrir, le meilleur de lui-même, avec un coeur plein de bonté et d'humanité. Il a su mettre en place un certain nombre de choses, au niveau de la Basilique, des activités du Sanctuaire et de son rayonnement. Ce matin, après le Vicaire général, le P. Jacques Gomart, Louis-Marin, au nom des Amis du Sanctuaire comme de l'ensemble des paroissiens, a su être très vrai et très pertinent par rapport à l'hommage qu'il a rendu au Père Efrem, en notre nom à tous. Un certain nombre de paroissiens m'ont fait part de leur tristesse, à la sortie de la messe, devant le départ de celui qui a été pour eux "un vrai Missionnaire". Le P. Efrem sut être parmi nous, à sa façon, un pasteur selon le coeur de Dieu, un disciple authentique du Père de Montfort.
Voici le très beau message, plein de symboles très riches, qu'il nous a laissé, avec sa profonde reconnaissance, au terme de cette belle célébration, qui a réjoui le coeur de tous, et particulièrement le sien :

*** Ce n’est pas un hasard, ce changement qui arrive aujourd’hui : j’ai été frappé, en me préparant à la liturgie de ce jour, par le titre que “Prions en Eglise” propose pour ce dimanche : “Une parole qui pousse ailleurs”. Ailleurs !

*** En plus, ce 31 janvier, c’est le jour de la naissance de St. Louis-Marie de Montfort.

*** J’ai été pendant deux ans à Montfort ; ensuite, trois ans et demi ici à St. Laurent. Maintenant, je vais à Pontchâteau.

 *** Qu’est ce que peux-je dire ?  Merci !  Je n’oublierai jamais, jamais, ce que j’ai vécu ici à St. Laurent.  J'ai vécu de très belles choses, de très grands moments ici, près du tombeau de Montfort et de Marie-Louise. Je n’oublierai jamais les personnes rencontrées ici : confrères, collaborateurs, curé et prêtres du diocèse, diacres, paroissiens, religieux et religieuses, pèlerins…

*** J’ai reçu beaucoup. J’ai cherché aussi de donner beaucoup.

*** Merci, et à nous revoir, au Calvaire de Pontchâteau !
 
Père Efrem, encore merci pour tout !
Et belle Mission à toi !
 
 

 

jeudi 28 janvier 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.918 : Journée d'un prêtre qui va sur ses 74 ans, mais toujours en activité maximun

Hier soir, lors d'une rencontre des responsables de la préparation au baptême sur la paroisse, une femme, encore assez jeune, me disait sa surprise de devoir très souvent réagir lorsqu'elle entend des personnes, à mille lieues de la vie de la paroisse évidemment et de ses évolutions, se poser des questions sur ces prêtres qui ne font plus le caté, n'assurent pas tous les enterrements et ne visitent plus les gens systématiquement, "comme autrefois". Et celle-ci d'ajouter : "Je leur dis : "Vous avez vu l'agenda d'un prêtre ?  Vous avez parlé avec lui ? Savez-vous que notre curé a des réunions tous les soirs, souvent jusque vers 23h ?  Et êtes-vous au courant de la multitude des choses sur lesquelles il doit veiller ?"
Tous les ans à peu près, au fil des billets de ce blog, je reviens sur cette question.  Alors, pourquoi ne pas en reparler à nouveau ? Quoique je sais bien que c'est jusqu'à la fin des temps que des gens se plaindront des prêtres, et que se répéteront, sans fin, des questions de ce type.
Comme journée-type, j'ai choisi ce mardi 26 janvier. Après une réunion la veille, qui s'est terminée vers 23h, lever à 6h, comme chaque matin. Je vais vous faire une confidence : à près de 74 ans, chaque fois que sonne mon réveil, je me dis, un peu égoïstement : "Vivement la retraite (à 75 ans), que je puisse enfin dormir tout mon soûl !
Mais tout de suite, il faut y aller. Comme durant la journée, je n'aurai plus une minute de libre, même, la plupart du temps pour faire une sieste reposante, c'est le moment de la prière. Celle du Bréviaire me demande au minimum 30 minutes par jour.  Et suit le moment de l'oraison-méditation (15 à 30 minutes).
Petit déjeuner en dégustant les nouvelles. Puis, une heure pour la messe à 9h, avec arrivée 1/4 d'heure à l'avance, puis, échange avec les personnes présentes, la sacriste ou autres, 1/4 d'heure après.
Arrivée au bureau à 9h45 : deux personnes déjà attendent à ma porte ; je les accueille, mais j'ai dans l'esprit le 1° rendez-vous de la journée, à 10h, avec la dame qui fait le recensement. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai retenu la journée de mardi pour illustrer ce billet. En effet, je venais à peine de l'accueillir que le téléphone s'est mis à sonner ; et l'on frappait en même temps à ma porte ! C'est cette femme chargée du recensement qui est allée ouvrir, à la grande surprise du paroissien qui cherchait à me rencontrer ! Puis, tandis qu'on remplissait le questionnaire, j'avais l'impression qu'elle était bluffée par ce qu'elle découvrait : "Vous vivez seul dans cette grande maison ?" "Seul ? Voyez vous-même : il y quatre personnes en attente dans le couloir, deux en discussion avec la dame qui tient la permanence au presbytère le mardi matin, une en train d'assurer mon repassage à l'étage, etc..." Ca en fait du monde ! Et c'est souvent comme ça : cette maison est très habitée (!)"
"Quel âge avez-vous ? Vous êtes bénévole ?" Je n'ai pas retenu toutes les questions, mais cela me faisait sourire, tant je lui ai semblé un cas atypique, et tandis que le téléphone continuait de sonner (3 fois durant sa courte présence dans mon bureau). Je crois que, l'un des fruits du recensement, c'est qu'il y aura au moins une personne qui aura pu découvrir que le rôle d'un prêtre, ce n'était pas seulement dire des messes ou faire des enterrements !
A ce sujet, je tiens à remercier les paroissiens habituels qui, eux, ont compris depuis longtemps, même si certains peuvent regretter "l'ancien temps", que le rôle du prêtre, ce n'était plus "comme autrefois" (je ne parle pas de l'autrefois de l'Evangile bien sûr !).
Afin de ne pas être trop long, je suis au regret de passer trop vite sur une multitude de petits faits, visites, coups de fil, mails, sms, qui ont largement émaillé la journée ; ce qui est dommage, car dans cette multitude de choses que l'on peut prendre pour des "détails" que se manifeste la vitalité d'une paroisse. Et particulièrement autour du départ tout proche du Recteur de la Basilique, le Père Efrem.
Deux faits seulement pour terminer : rencontre de deux heures avec un couple qui se prépare au mariage. Puis, en veillée, préparation de la cérémonie du mercredi des Cendres, rencontre que j'ai dû préparer à l'avance pendant près d'une heure, pour chercher comment arriver à renouveler notre façon de faire.  Ensuite, après la prière des Complies, vers 23h30, enfin, extinction des feux !
En enlevant le temps des 3 repas (2h30), en mettant le curseur à partir de 7h, cela donne 14 h sur le pont !  Merci, Seigneur, de m'avoir donné la santé pour cela !
Quand je pense que certains voudraient que le curé fasse les sépultures, assure le caté à leurs enfants !  A 74 ans !  Si vous voulez tuer vos prêtres, dites-le tout de suite !
Depuis Vatican II, le rôle du prêtre a bougé, question d'âge ou non !  Qu'a voulu nous faire comprendre Jésus quand, en son nom, il a envoyé ses 72 disciples en mission ?  Vous vous doutez bien que, déjà, beaucoup auraient préféré que ce soit Jésus lui-même qui vienne à leur rencontre... Mais Jésus en a voulu autrement !  Ne revenons pas là-dessus en 2016 !
L'histoire se renouvelle sans cesse et, si l'on n'a pas médité suffisamment cet épisode de l'Evangile, en Luc, ch. 10, on ne pourra jamais comprendre ce projet de Jésus, déjà si bien mis en oeuvre dans la plupart des Eglises du monde, comme je l'ai vérifié au Mali et ailleurs !

lundi 25 janvier 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.917 : "Si vous ne devenez comme des petits-enfants... " (Matthieu (18/3)

Certains dimanches, les enfants sont relativement présents à nos messes dominicales. Par exemple, chaque 1°dimanche du mois à Mortagne, depuis 3 ou 4 ans ; ou lors des temps forts de préparation aux sacrements.  C'était encore le cas hier, où la Basilique de St Laurent-sur-Sèvre a eu le bonheur d'accueillir, sous un magnifique soleil emplissant l'espace religieux, une belle soixantaine de CE 2, accompagnés de leurs catéchistes, parents et petits frères et soeurs également.
Sans parler d'Anaïs, si heureuse de vivre, à l'autel, sa 2° étape de prépa au baptême, entourée de ses ami(e)s.
"Une belle surprise", comme me l'ont fait remarquer, à l'issue de la messe, l'équipe de Scouts d'Europe qui ont fait halte au cours de leur marche matinale pour venir prier avec nous. Mais cela ne s'est pas arrêté là !  Les enfants ont véritablement donné le ton à notre célébration. Depuis 9h20 le matin, par petites équipes, ils ont mené une réflexion autour du sens de la Parole de Dieu, et ils savaient que j'allais leur proposer de dire ce qu'ils en pensaient, après l'Evangile.
Alors, je n'ai pas tourné autour du pot !  Sitôt la fin de la proclamation du texte de St Luc, je me suis jeté à l'eau, en leur demandant pourquoi, à leur avis, la Parole de Dieu était importante.
A plusieurs reprises, lorsque j'ai lancé de telles questions à des adultes, dans l'une ou l'autre de nos célébrations aux cheveux blancs, les personnes ont souvent tardé à s'exprimer : "Oh, moi , je n'ai pas fait d'études, et je ne suis pas très qualifié pour répondre !"  Ou encore : "Je pourrais peut-être dire quelque chose, mais ça me gêne de me mettre en avant..."  Il y a aussi le désagrément de se sentir pris de court. Quoique, depuis quelque temps, il me semble déceler un glissement, comme si la Parole de Dieu, peu à peu, avec de telles interpellations, revenait enfin aussi aux baptisés laïcs, au lieu de rester dans le choeur, l'espace sacré, domaine et propriété du clergé seulement.  Il est vrai que cela fait des siècles que c'est comme ça !
Ma 1° question donc : "Pourquoi la Parole de Dieu est-elle importante ?" Même pas une seconde d'attente que plusieurs doigts se sont levés, au coeur de cette Basilique pourtant si impressionnante, et qu'une réponse forte a jailli, du coeur de L... : "Parce que, la Parole de Dieu, cela nous donne de l'espérance".  Après la messe, sa mère m'a dit : "Je ne pensais pas qu'il allait prendre la parole ; il est plutôt réservé ! Et j'avais comme l'impression qu'il voulait me faire comprendre que c'est moi qui devais parler."
D'autres questions et réponses ont fusé, sans relâche ni temps morts. Mais le plus important, c'est ce qui a suivi. On avait demandé à des paroissiens de réfléchir autour de l'évangile du jour, et trois personnes ont pris la parole, de façon remarquable et qui a accroché l'assistance : les enfants en effet en ont reparlé durant leur temps de reprise de la messe, entre eux, jusqu'à midi.
-  "Le Seigneur m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres" : deux témoignages du Secours catholique ont illustré cet appel de Jésus.
-  "Annoncer aux captifs la libération" : un membre local de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) a expliqué comment leur action répondait à ce précepte de Jésus.
-  "Faire savoir aux aveugles qu'ils retrouveront la vue" : la maman d'un lycéen a exprimé son bonheur de constater que la semaine qu'ils venaient de vivre, à St Gab', par rapport à l'attention aux sourds et aux aveugles, à l'exemple des Frères de St Gab et des Filles de la Sagesse, avait marqué son fils et l'ensemble des jeunes du Lycée.
Au terme de cet échange, j'ai clôturé évidemment avec cette réflexion fascinante de Jésus : "Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture que vous venez d'entendre !" (Luc 4/21)
Et cela, grâce à vous, chers amis, enfants et cheveux blancs (que j'aime bien, et j'en suis !)

mercredi 20 janvier 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.916 : Goliath n'aura pas le dernier mot !

L'idée de ce billet m'est venue à la fois d'une réunion d'ACO (Action Catholique Ouvrière) de ce jour, ainsi que du texte de la 1° lecture de la liturgie de ce mercredi.
Echange très riche, comme toujours, en équipe ACO, autour de nos responsabilités par rapport à un développement durable et intégral. Après avoir fait un constat parfois très rude des difficultés rencontrées, chez nous comme sur tous les continents : déforestation, tri des déchets, travail des enfants, pollution des mers, etc..., nous avons reconnu malgré tout un certain nombre d'avancées en faveur du respect de la création, ainsi qu'une conscientisation qui avance malgré tout, grâce à des mouvements comme le CCFD par exemple.
Et cependant, notre inquiétude reste grande, car notre planète est loin d'être tirée d'affaire !
Mais c'est là que l'histoire de David et Goliath devient très éclairante. De quoi s'agit-il ? Il vaut la peine de relire le chapitre 17 du 1° livre de Samuel : "En ces jours-là, le Philistin Goliath venait tous les jours défier l'armée d'Israël."  Traduction : "en ces jours-là, le mal géant qui réchauffe la planète, étouffe les paysans en Amérique latine, écrase les nations pauvres sous des contraintes inhumaines, etc..., venait tous les jours narguer ceux qui souhaitaient se débarrasser de lui."
"David dit alors au roi Saül : "Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, j'irai me battre avec lui. Saül répondit : "Tu ne peux pas, tu n'es qu'un enfant..." David insista. Saül lui dit : "va, et que le Seigneur soit avec toi."  Traduction : "Quelques personnes courageuses décidèrent d'engager le combat pour la sauvegarde de l'humanité ainsi que de la planète. Mais des personnes importantes (des rois, des présidents) leur dirent : "Comment pourrez-vous lutter contre ces géants du mal ? Vous n'êtes rien..."
Mais ils partirent cependant au combat, en comptant sur la force de Dieu et de leur solidarité fraternelle.
"David prit cinq petit cailloux, et s'avança contre le Philistin."  Traduction : A travers l'humanité entière, une foule de petits David, "de petits colibris", dirait-on chez les Améridiens, en Amérique latine, s'avancèrent alors, dans toutes les nations, vers ce géant aux tentacules immenses que l'on appelle le Mal.
Aux dernières nouvelles, le combat est en cours. Déjà, comme l'a écrit un correspondant de presse, Jean-François Bouthors, témoin de ce grand combat, dans "Ouest-France" du 15 janvier dernier, "dans ce sombre paysage, l'unanimité finale de la Cop 21 ressemble au scintillement d'une étoile dans l'obscurité, même si la tâche est immense. En cette année 2016, il va falloir tenir, chevillée au corps, la conscience que le Mal n'a jamais le dernier mot.  Que même s'il ne nous épargne pas, il finit toujours par s'épuiser !"
A nous de faire advenir, solidairement, et avec l'aide de Dieu, la victoire de David sur le géant qui veut nous écraser !