Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

jeudi 23 février 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.042 : Le monde va-t-il vraiment de plus en plus mal ?

Je reste toujours un peu perplexe lorsque j'entends quelqu'un m'assurer que "tout allait mieux avant" !  C'est vrai que l'on entend parler en permanence de difficultés terribles qui écrasent les hommes et abîment notre planète. Je n'en ferai pas la liste : vous connaissez les mauvaises nouvelles mieux que moi ! Avec ce qu'on voit à la télé... Et chacun de tomber à bras raccourcis sur le dos des médias !  Mais attention : on a les médias que l'on mérite !!!
Et si l'on était un peu plus attentifs à ce que les médias nous montrent de positif ?  Par exemple, au bilan donné par l'ONU concernant un certain nombre d'avancées marquantes dont nous avons été témoins depuis seulement 15 ans, entre 1990 et 2015  :
-  la part de la population des pays en développement en situation d'extrême pauvreté était de 47% en 1990, et de 14% en 2015.
-  dans ces mêmes pays, le taux de scolarisation dans le primaire était de 80% en 1990, et de 91% en 2015.
-  nombre de filles scolarisées en primaire pour 100 garçons en Asie du Sud : 74 en 1990, 103 en 2015.
-  taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, pour 1000 naissances : 90 en 1990, 43 en 2015.
-  mortalité liée au paludisme en baisse de 58% entre 1990 et 2015.
-  nouvelles infections par le VIH en baisse de 40% sur ces mêmes dates.
-  part de la population mondiale ayant un accès à une source d'eau potable :  76% en 1990, 91% en 2015.
-  aide publique au développement, en milliards de dollars, passée de 81 m. à 135 m., sur cette même période.
Pour éviter de vous lasser, je m'arrête ; mais je pourrais continuer à l'infini, tant la multitude des choses qui progressent est immense, et dans tant de domaines !  Du moins pour ceux qui ne restent pas les yeux fixés uniquement sur ce qui s'écroule... Ce qui est bien dommage !
Allez, un petit extrait d'un ouvrage de l'académicien Michel Serres ("Darwin, Bonaparte et le Samaritain"), pour terminer : "En Europe occidentale, en sept siècles, le nombre d'homicides a été divisé par cent.  Nous vivons plus en paix que, drogués, nous le croyons.  Nous venons de vivre 70 années de paix, laps de temps pacifique inconnu en Europe depuis la guerre de Troie. Les fabricants de cigarettes nous exposent à mourir des milliers de fois plus que les terroristes.  La vie perd toujours, mais, douce et têtue, elle renaît sans arrêt.  Si le Mal fait signe, c'est sur un fond uni de bonté. Même en économie, les philanthropes l'emportent en nombre sur ceux qui s'occupent de rivalités, de guerre, mais aussi de politique.  La somme des dons, en effet, apparaît comme la septième puissance financière mondiale..."  etc..., etc...
Dans le sillage des merveilles qu'a su nous révéler le film "Demain", sachons compiler, au jour le jour, avec attention et patience, joie et fébrilité, les multiples raisons d'espérer !  C'est à cette nouvelle vision du monde que Jésus appelait déjà ses disciples, lors de son échange avec la femme de Samarie : "Ouvrez les yeux et regardez les champs : déjà, ils blanchissent, et ce sera bientôt la moisson !"  (Jean 4/35) 

mercredi 22 février 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.041 : Hommage de "Ouest-France" aux prêtres

De nos jours, les prêtres n'ont pas forcément bonne presse !  Aisément, et c'est amplifié par les problèmes graves qui touchent quelques-uns d'entre eux, on leur trouve nombre de défauts : on se demande ce qu'ils font, on ne les voit jamais, ils ne vont plus visiter les gens, leurs messes sont tristes, ils sont vieux, ils ne sont pas là quand on a besoin d'eux, ils se font souvent remplacer par des laïcs, etc..
Je repense alors à cette remarque sublime d'une ancienne paroissienne, d'Olonne s/Mer, répondant à une voisine qui n'arrêtait pas de déblatérer sur les curés : "Dépêchez-vous de les critiquer car bientôt, il n'y en aura plus !"
Mieux intentionnée que cette voisine un peu revêche, la rédaction de "Ouest-France", la semaine dernière, vient de consacrer deux grandes dernières pages (parmi les plus lues), à des témoignages de prêtres.
Jeudi 16 février, portrait haut en couleurs du Père Zacharie, prêtre Béninois curé de 34 communes dans le Calvados. Bien inséré, très à l'aise au milieu des gens, attentif à chacun, très profond spirituellement.  Quel beau visage !  Au pays du bon fromage, à Livarot et au-delà, ce prêtre fait honneur à l'Evangile.  Heureux,  ces paroissiens qui l'ont adopté de tout leur coeur. Le journaliste pose la question : "Ce pasteur des âmes serait-il un superman des campagnes oubliées ?"  Et lui de répondre : "Je suis d'abord un homme fragile avec ses goûts, ses sentiments, ses désirs, ses rêves.  Comme tout le monde..."  Bravo, Père Zacharie !
Et puis, seulement deux jours après, rebelote : encore une grande dernière page consacrée à un prêtre, l'Abbé Marc, vicaire à Saint Tropez, dans le Var. Une belle figure lui aussi, rugbyman amateur très apprécié dans sa région.   Ainsi que le note celui qui l'interviewe : "Atypique s'il en est, l'Abbé de Saint-Tropez dénote, mais n'en reste pas moins pasteur.  "Je joue au rugby parce que ça me fait du bien et que j'aime ça. Mais je reste un prêtre. C'est ma mission d'entraîner les gens vers le Bon Dieu, même si, parfois, je le fais de façon originale en étant sur un terrain de rugby."  Faut l'faire !
Un profond merci au journal "Ouest-France" de communiquer ainsi à la population le coeur de ce en quoi consiste notre ministère de prêtre.  Bien sûr, nous ne sommes pas tous chargés de 34 clochers, ni champions de rugby.  Mais notre mission à tous est la même ; chaque prêtre essaye de l'accomplir du mieux qu'il peut, avec son tempérament et les possibilités qu'il a reçues de Dieu.
Un immense merci aussi aux innombrables paroissiens, mais aussi, aux personnes aux marges de l'Eglise qui continuent de faire confiance aux prêtres et de les accompagner dans la conduite de leur ministère.
Personnellement, quand je me mets à repenser à tous ceux qui m'ont soutenu depuis 50 ans, de multiples visages défilent devant mes yeux, et j'en ressens une grande émotion. Je peux bien avouer que, si j'ai toujours été profondément heureux d'être prêtre, c'est grâce à vous tous, qui m'avez accepté tel que j'étais, malgré mes faiblesses et avec mes espérances.
Merci à vous !  Merci Seigneur !

dimanche 19 février 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.040 : Peut-on tout pardonner ?

Pas réaliste, ce Jésus !  Dans l'évangile de ce dimanche, en Matthieu 5/38-48, on l'a entendu nous dire : "Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant." Et encore : "Moi, je vous dis : aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent."  Cependant, d'après ce que nous vivons les uns et les autres, il semblerait que cela soit tout à fait impossible ! En tout cas, durant les cinquante années de ma vie de prêtre, je ne sais pas s'il s'est passé beaucoup de journées où je n'ai pas entendu des chrétiens en détresse me confier combien, après avoir été blessés, incompris, diffamés ou autres, il leur était impossible de pardonner ;  et chacun de continuer à vivre, douloureusement, dans la situation d'un conflit qui paraît inexorable.
Hier encore, je rencontrais quelqu'un en grande difficulté, que j'ai essayé d'écouter de mon mieux me raconter les conflits dans lesquels il était plongé. Au bout d'un moment, après l'avoir longuement entendu, je lui ai demandé s'il avait lu les lectures de ce dimanche, pour préparer sa messe. "Non !"  En avançant sur des oeufs, j'ouvris alors le missel et l'invitai à lire l'évangile de Matthieu cité plus haut. Lui alors de me répondre : "Oui, je suis d'accord ! Mais dans mon cas, ce n'est pas possible ! C'est impardonnable, ce qu'on m'a fait !"
A ce moment-là, je n'avais pas encore commencé à préparer l'homélie que je devais donner à Evrunes et Mortagne, et je me suis dit : par quel bout prendre les choses, si chacun, en écoutant l'évangile de ce dimanche, pense que, dans son cas, le conseil de Jésus invitant à aimer ses ennemis est totalement inapproprié.
J'ai repensé alors à l'histoire vécue par Francine Cockenpot, l'auteur de superbes refrains tels que "gouttes, gouttelettes de pluie", ou "colchiques dans les prés". Voici ce qui lui est arrivé, alors qu'elle venait de prendre sa retraite dans un petit village du Vaucluse : "C'était la veille de la Toussaint. J'étais seule, regardant la télévision. Soudain, mon petit chien a aboyé... Sur la terrasse se tenait un homme, masqué. Il avait en main une matraque et une bombe de gaz asphyxiant."
L'épouvantable carnage va durer près de 20 minutes. L'homme s'acharne sur elle pour s'emparer de ses faibles richesses.  Il ne la lâchera que lorsqu'il la croira morte, après lui avoir brisé 3 bouteilles sur la tête.  Un éclat de verre fera perdre l'oeil droit à Francine.  Avant de sombrer dans l'inconscience, elle parvient cependant à ramper jusqu'au téléphone, à appeler une amie et la police.
Plus tard, lorsqu'elle sort de l'hôpital, sauvée par la solidité de son crâne de Flamande, malgré sa vue très diminuée, Francine, qui est aussi écrivain, écrit à son agresseur : des lettres qu'elle aimerait lui envoyer, si elle le connaissait.  Dès le début, elle le nomme "frère", et lui demande : "Pourquoi tu as voulu me tuer ?"  Dans le village, dès le lendemain de l'agression, tout le monde s'était armé ; pas elle ensuite !
Dans ses lettres, Francine hésite beaucoup à employer le mot "pardon".  "A l'hôpital, explique-t-elle, le "Notre Père" me tournait dans la tête, mais je ne comprenais pas le "pardonne-nous comme nous pardonnons."  Puis, sa prière devint : "Seigneur, si tu as permis cela, fais-en quelque chose de positif.  Et même si je ne peux pas pardonner à cet agresseur, ne me sauve pas sans le sauver, lui!"  Peu à peu, le Seigneur l'exauce ; grâce à la prière, Francine retrouve, avec le temps, le chemin de la vie.
Ecoutons-la encore : "Moi qui étais contre la violence et la peine de mort, j'aurais pu changer d'avis, en étant devenue une victime.  Mais ce que j'ai vécu a été une épreuve de vérité.  Aujourd'hui, je ne tirerais pas sur quelqu'un pour me défendre ;  je ne veux pas abattre mes ennemis.  car, si on met à mort un criminel, si on se venge, c'est qu'il nous a convertis à ses idées !"
Dans mon homélie, j'ai donc raconté ce fait. En faisant le souhait que les paroissiens pensant que les appels au pardon de Jésus ne peuvent pas les concerner, car leurs blessures sont trop graves, j'ai fait le souhait qu'ils pensent que c'est peut-être possible, puisque quelqu'un, Francine, aussi ou plus blessée qu'eux, a pu pardonner !
Attention !  Il ne s'agissait pas pour Francine d'accepter le mal que lui a fait son agresseur ; mais, par sa prière, elle a demandé au Père, avec patience et persévérance, deux choses : changer son coeur à elle, et lui, de le sauver.
Le message de Francine est le suivant : si l'on se plonge dans la prière, si l'on s'immerge, comme elle l'a fait, dans l'immense Amour du Sauveur, Dieu vient en nous pour, à travers nous, lui-même, pardonner !
Laissons le Christ faire en nous ce qu'il nous est impossible de réaliser !  N'est-ce pas cela, être adulte dans la foi, être chrétien ?  Merci, Francine, de nous l'avoir révélé !

vendredi 17 février 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.039 : Citoyens fraternels

A travers le billet de ce jour, je vous propose de vous soumettre à un petit test tout simple.
Il vous suffira de répondre par "oui" ou par "non" et, au terme de ce bref temps de réflexion, vous découvrirez par vous-mêmes dans quel sens penche votre coeur, et quelles sont les tendances profondes qui animent votre esprit !

1  -  Les journalistes sont tous des menteurs.

2  -  Beaucoup de responsables politiques sont vraiment pourris.

3  -  Les musulmans nous font peur, car l'Islam est une mauvaise religion.

4  -  Les prostitué(e)s, hommes et femmes, sont des vicieux-ses.

5  -  Les Français dans leur ensemble sont égoïstes.

6  -  Les jeunes, en majorité, sont mal élevés.

7  -  Avec ce qu'on entend, il semblerait que les prêtres sont quasi tous des pédés.

8  -  Il y a trop d'Arabes en France.

9  -  Les chômeurs sont forcément des fainéants.

10 - Les homosexuels vivent dans le péché.

Alors, qu'est-ce que ça donne ?
Si vous avez 7 "oui" ou plus, c'est plutôt mauvais signe !  Et à votre avis, pourquoi ?
Si vous avez 3 ou 4 "oui", prenez garde !  Il est temps de commencer à lire l'Evangile...
Si vous avez 7 ou 8 "non", peut-être êtes-vous en train de devenir un "citoyen fraternel" !

Et s'il en était autrement ?

1  -  "Les médias ont pour rôle de construire, échanger, faire penser, éduquer. En soi, ils sont positifs. Mais, bien entendu, ils sont des pécheurs comme nous tous - nous tous qui les utilisons..." (Pape François, 11 décembre 2016)

2  -  "Nos hommes politiques ne sont peut-être pas très différents de nous, et cherchent à satisfaire leurs propres intérêts. Des figures éminentes (Robert Schuman, Edmond Michelet...) ont montré toute la noblesse du service politique. Il faut aujourd'hui soutenir ceux qui sont prêts à s'engager dans cet esprit." (lettre des évêques de France sur "Le sens du politique", juin 2016)

3  -  Albert Camus : "L'honnêteté consiste à juger une doctrine par ses sommets, non ses sous-produits !"

4  - Matthieu 21/31 (traduction du bibliste juif André Chouraqui) : "Iéshoua leur dit : les putains iront avant vous au royaume d'Elohîms".

5  -  D'après la grande enquête du"Pèlerin" publiée dans son n° 7000, le 27 janvier, 58% des Français ont fait un don récemment à une ou des associations. Entre 2013 et 2016, le nombre des Français engagés dans des associations est passé de 11,7 à 13,1 millions. En 2015, les Français ont déclaré à l'administration fiscale 2,5 milliards d'euros de dons aux associations.

6  -  "Notre jeunesse d'aujourd'hui est mal élevée, elle se moque de l'autorité. Les enfants d'aujourd'hui répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler."  (Socrate, 420 ans avant Jésus-Christ)

7  -  D'après l'enquête publiée en page 2 du  "Courrier de l'Ouest" de ce jeudi 16 février, en France, neuf clercs sont actuellement écroués pour pédophilie. Neuf, c'est évidemment terriblement trop, et il y a aussi quelques signalements effectués, qui sont à l'étude. Mais je rappelle qu'il y environ 15.000 prêtres dans notre pays.  Neuf, 15.000, à vous de faire votre jugement !

8  -  Lundi dernier, aux Herbiers, quelqu'un m'a fait la réflexion suivante, avec énervement et assurance : "Il y a trop d'Arabes aux Herbiers !"  Dans la salle d'attente où je me trouvais, j'ai failli tomber de ma chaise...
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas recueilli..." (Matthieu 25/43)

9  -  "Ceux qui sont au chômage depuis longtemps ne le sont pas parce qu'ils sont mauvais, stupides ou paresseux, mais parce que les circonstances leur ont été défavorables." (Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry)

10  -  Dans l'avion au retour des JMJ de Rio, en juillet 2013, le pape François répondit ainsi à l'interpellation d'un journaliste : "Si une personne est gay, qui suis-je pour la juger ?"

dimanche 12 février 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.038 : "Choisis la vie, et tu vivras !" (Deutéronome 30/19)

Chaque année dans l'Eglise, au plus près du 11 février, anniversaire de la 1° apparition de Marie à Bernadette Soubirous le 11 février 1858, est célébré le dimanche de la santé. Sur St Laurent et Mortagne, l'eucharistie a été préparée par les membres du SEM (Service Evangélique des Malades), en lien avec l'équipe de la messe des familles à Mortagne.

Thème de cette année : "Choisis la vie", tiré du Deutéronome. Quel appel formidable à la confiance et à l'espérance !

Au cours de la messe de ce dimanche à Mortagne, 14 personnes, de tous âges, ont gestué le psaume 116, dans une magnifique interprétation qui n'avait rien de théâtral ; plutôt une vraie prière : "la mort me tenait attaché", ils joignaient les poignets ; "le Seigneur m'écoute quand je crie vers lui", ils levaient le regard et les mains vers le ciel ; "tu as essuyé mes larmes", ils se sont essuyé les yeux ; "tu m'as sauvé de la mort", deux mains qui relèvent, etc...

Justement, en ce moment, au caté, les enfants réfléchissent autour du thème de la souffrance ; le psaume 116 est dans leur livre.  Les catéchistes ont recueilli leurs expressions ; voici un bref écho de ce qui a été livré à l'assemblée ce matin : "la personne qui est malade doit être plus courageuse que les autres. On s'inquiète pour ceux qu'on aime et qui sont malades. Il faut être avec les personnes malades pour leur apporter joie, bonheur et bonne humeur, leur raconter ce qu'on vit. Se battre contre la maladie avec l'aide du personnel médical, du prêtre, de l'entourage. Un enfant a dit aussi, à partir de la réflexion autour de l'attitude de Jésus par rapport aux malades : "il faut regarder vers Jésus et faire comme lui."

Extrait du témoignage donné par une membre du SEM : "La rencontre avec les personnes fragilisées m'a permis d'emprunter le chemin de l'humanité et de l'humilité. Il m'a fait grandir dans la foi, en essayant d'adoucir la souffrance, de consoler et d'aimer mieux. En rendant visite aux malades, j'ai découvert des visages rayonnants malgré le handicap, la maladie et le grand âge. Toutes ces personnes rencontrées, courageuses, dignes, m'ont beaucoup donné ; je les remercie de tout coeur et je les porte dans ma prière."
Deux faits vécus cette semaine : coup de fil de cette maman qui passe chaque matin rendre visite à son grand fils malade. Il est non pratiquant, elle prie pour lui avec confiance. Cette semaine, il lui a dit : "Maman, à ma confirmation, j'avais reçu un petit cadre rouge, avec Marie ; peux-tu me le retrouver ?"  Miracle de la prière de cette maman à Notre-Dame de Lourdes !

Avant-hier vendredi, à l'appel de la famille, je suis allé donner le sacrement des malades à une paroissienne à la polyclinique de Cholet. A l'heure dite, je trouve ses frères et soeurs rassemblés autour de son lit, comme une couronne d'anges. Très affaiblie, cette malade m'accueille pourtant d'un sonore : "Bonjour M. le Curé !" Au cours de l'échange, j'ai eu l'impression de rencontrer une femme qui ne subissait pas sa maladie, mais qui la regardait en face et qui l'assumait. Nous avons parlé de cela, en nous disant que c'était grâce à l'amour de ses proches, à sa grande confiance dans le Christ, et à la force du sacrement (psaume 116 : "tu as essuyé mes larmes, tu m'as empêché de tomber..."). J'ai demandé à cette femme d'où lui venait cette force, et elle m'a répondu : "Ce sont nos parents qui nous ont formés ainsi."  Et les frères et soeurs d'acquiescer !

Allez relire Deutéronome 30/15-20, résumé dans la 1° lecture de ce dimanche : "Regarde, je place devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Ce que je te demande, c'est d'aimer Dieu, de marcher dans ses voies. Alors, tu vivras... J'ai placé devant toi la vie et la mort, choisis donc la vie pour que tu vives, et ta descendance aussi après toi !  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et tu écouteras sa voix..."