Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

mardi 20 juin 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.070 : "Mourir, ce n'est pas finir..."

Il est des moments où nous, les curés, on reçoit quand même un sacré coup de main pour notre ministère de la part des gens ; sans forcément que ceux-ci s'en rendent compte d'ailleurs !  Je prends un exemple : hier, sépulture d'un papa encore relativement jeune, décédé, comme trop souvent, d'un irrémédiable cancer.
1° acte : tandis que je sors saluer son épouse dans la rue avant la cérémonie, celle-ci me glisse : "Surtout, que ce ne soit pas triste, ni pesant ! Mon mari était quelqu'un de gai..."  Et autres paroles m'invitant clairement à veiller à la tonalité de la célébration.  Cela m'a bien aidé à trouver les mots tandis que j'accueillais alors parents et proches rassemblés autour du corps, devant l'église ; puis, ensuite, durant l'ensemble de la célébration.
2° acte : la famille, pourtant profondément éprouvée, avait choisi pour l'entrée un chant particulièrement dynamique et entraînant : "Chantez, priez, célébrez le Seigneur..." A ce moment-là aussi, j'ai pu préciser à l'assemblée que la famille avait tenu à ne pas choisir des "chants d'enterrement", tristes et lugubres. Plus facile alors pour tous d'entrer, naturellement, dans l'espérance et dans une certaine sérénité.
3° acte : lors de la prière universelle, j'entendis la parole suivante : "mourir, ce n'est pas finir ; c'est continuer à vivre autrement..."  Je n'en suis pas revenu !  Cela me facilitait drôlement la tâche, que ce soit des personnes affrontées à une mort pouvant paraître destructrice, qui illustrent d'elles-mêmes ce que nous avions entendu lors de la 1° lecture, tirée de Saint Jean, à savoir que "nous passons de la mort à la vie." En effet, lors de telles sépultures, il n'est jamais simple, pour le curé ou le laïc qui préside, d'essayer de faire saisir, par l'assistance, que la mort n'est pas la fin de tout !
4° acte : le moment de l'au-revoir. Plusieurs superbes témoignages, brefs et profonds, exprimant et la foi en la vie qui continue, et la perspective que l'on se retrouvera un jour, etc.  Impressionnant !
5° acte : échangeant avec la fille du défunt, celle-ci, tout en pleurant son papa, me fit cette confidence : "Il était formidable, il nous a donné la vie."  Et j'ai exprimé qu'il pouvait sans doute continuer encore à la donner, cette vie.
6° acte : au cimetière, même recommandation de l'épouse aux laïcs devant assurer une dernière prière devant la tombe : "Surtout, que ce ne soit pas triste !"
7° acte : le tout se terminant autour d'un verre de l'amitié, dans le bonheur d'être ensemble, forts d'avoir vécu un riche moment de lâcher-prise, dans cette église de Mortagne comble et fraternelle.

lundi 19 juin 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.069 : "En marche" vers un meilleur accompagnement de nos frères et soeurs réfugiés ???

Non, je rêve ! Vraiment, on aurait pensé aux réfugiés pendant cette interminable campagne électorale ? Ce lundi matin encore, je viens de relire les professions de foi de nos candidats à la députation.  Tenons-nous en aux deux rescapés qui viennent de s'affronter lors du 2° tour sur le Nord-Vendée : aucune allusion bien sûr à la question des réfugiés.  Sans parler même d'une petite demi-ligne à propos de l'immense misère du monde, au-delà de nos petites frontières locales ou nationales.
Cela tombe mal : demain 20 juin, c'est la journée mondiale annuelle des réfugiés ; date choisie par les Nations Unies pour faire que les populations soient sensibilisées à cette terrible question.
Bien entendu, on compte sur les nouveaux élus d'En Marche et autres pour profiter de leur nouveau costume afin de mettre le doigt là où il le faudrait, là où, en priorité auprès des plus défavorisés, on les attendrait...
Ah mais, j'oubliais, on aura bien d'autres choses importantes à régler ce 20 juin... Entre les commentaires sur cette si belle élection, le contenu de la mallette accordée à chaque nouveau député, les cris de joie et d'allégresse qui leur échappent et tout et tout... Pensez donc : il y a un an, personne ne nous connaissait... Et on est passés devant !
Et je ne parle pas de nos "immenses" problèmes de malheureux Français !
Chers frères et soeurs réfugiés, attendez donc encore un peu !  Pour le moment, on n'a pas le temps ! Mais, on vous le promet, bientôt, on va s'occuper de vous ; et bien mieux que ne l'ont fait les Hollande, Sarkozy et consorts. Nous, c'est une nouvelle façon de faire de la politique, au plus près des besoins des gens. Alors, soyez-en certains, avec nous, tout va changer !
Les vieux politiciens qui nous ont précédés ont laissé à l'abandon dans les rues de Nice, de Paris ou de Calais des personnes et des familles, en espérant que cela en dissuaderait d'autres de les rejoindre. On a laissé les associations, comme le Secours catholique ou autres, livrées à elles-mêmes, quand on ne les a pas montrées du doigt ou harcelées.
Etes-vous au courant, chers nouveaux élus, des atteintes aux droits fondamentaux dont sont témoins les journalistes et membres d'associations (privation d'eau, conditions d'hygiène déplorables, interdiction de se rendre à des distributions de vivres...) ?  Au cas où vous ne seriez pas au parfum, dépêchez-vous de vous informer !
Rappelez-vous ce chiffre : plus de 10.000 étrangers sont morts en mer depuis 3 ans !
Et croyez-vous qu'il soit digne de la France, cette grande puissance mondiale dont vous êtes les élus, de fermer ainsi la porte au nez à des frères et soeurs en détresse, quand d'autres nations, bien plus défavorisées, et avec bien moins de moyens, bien que (?) composées parfois pourtant (?) presque totalement de musulmans (?), savent les recevoir mille fois mieux que nous ?  La Turquie avec 2,5 millions de réfugiés, le Pakistan pour 1,6 million, le "petit" Liban pour 1,1 million, l'Iran pour 980.000  personnes, l'Ethiopie pour 735.000 et la Jordanie pour 664.000 !
Question : comment la nouvelle majorité va-t-elle veiller à ce que le droit d'asile soit enfin respecté en France, tel que le demande la Convention de Genève que nous avons signée ?
Hier, à l'occasion de la fête du Corps et du Sang du Christ, nous avons peut-être chanté, un peu partout en France comme dans les églises de notre paroisse : "Nous formons un même corps, nous qui avons part au même Pain". Mais quand est-ce que cela deviendra enfin une réalité ?

P-S  :  Quasiment tous les jours, je reçois par mail des réactions par rapport aux billets
de ce blog. En général, je ne les publie pas, et j'ai peut-être tort ?  Aujourd'hui cependant, je ne résiste pas au fait de vous citer ce que je viens de recevoir, tout en gardant l'anonymat de la personne.  Cela illustre fort bien ce que je voulais signifier.

 Merci Olivier pour le blog de ce jour.

 L'attitude de la France me révolte! Quand elle accueille quelques réfugiés comme chez nous, elle leur crée un tas de difficultés avec de la paperasserie...
 Simplifions toutes les procédures administratives et accueillons vraiment, pas seulement avec des bénévoles...
 A St Laurent, rue de la Jouvence, dans la maison des frères de St Gabriel, il y a maintenant une comorienne, un congolais, une famille albanaise avec un enfant de 5 ans.
 Tous en attente de régularisation de papiers . Une association inter communale St Malo, St Laurent, Mallièvre et Treize-Vents s'en occupe.
 Vive les bénévoles, ce n'est pourtant pas simple du tout ! Le Secours Catholique est actif auprès d'eux aussi pour la nourriture, les vêtements et autres besoins matériels (une télé par exemple!).
 Bien cordialement, M.

 

samedi 17 juin 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.068 : Le drame du divorce !

Attention !  A travers ce billet, il n'est pas question pour moi de "juger", et encore moins, de condamner celles et ceux qui vivent une situation de divorce. La séparation dont ils souffrent, c'est déjà assez dur comme ça... Mais ce n'est pas une situation facile à  vivre !  Je pense à la réaction de cette jeune femme de passage hier au presbytère avec le plus jeune de ses enfants. Nous étions en train de parler caté lorsque cet enfant, au milieu de notre conversation, nous a arrêtés en me disant à moi, en me regardant dans les yeux  -  et c'était sans rapport avec notre échange sur la catéchèse  :  "Mon papa, il est parti habiter dans une autre maison" !!! La maman a alors fondu en larmes : "Jusqu'au bout, je ne me suis rendu compte de rien.  C'est vrai que, depuis quelques mois, il me disait : "C'est pas que je ne t'aime plus, mais je n'éprouve plus de sentiments pour toi."  Cette réflexion m'a glacé jusqu'au sang !
Cela m'a rappelé cette autre paroissienne me demandant si je ne pourrais pas écrire sur mon blog un billet sur le divorce.  Elle-même souffre de voir son fils séparé de son épouse ; leur petit-fils, auparavant tout mignon, n'est plus comme avant ; il est vraiment perturbé à présent : "Papa et maman ne s'aiment plus..." Cette mamy évoquait à ce propos l'article paru sur le divorce dans le journal "Ouest-France" du 9 juin sous le titre : "Couples à la retraite : pas toujours facile". L'auteur explique que les divorces de seniors ont triplé en vingt ans. Et cette paroissienne de me dire : "Comment aider nos jeunes à rester fidèles à leur engagement, alors que les seniors eux-mêmes, dont on serait en droit d'attendre une certaine exemplarité, en arrivent à ne plus pouvoir vivre ensemble ?  Le problème, c'est qu'on n'est plus dans une société de l'engagement..."
Ce que j'ai apprécié dans ce qu'elle m'a partagé, c'est la façon dont, avec son époux, ils essayent de se situer !  "On essaye de garder le contact avec notre belle-fille. De Lourdes, on lui a envoyé une carte, sans savoir s'il y aurait une suite ; mais aussitôt, on a reçu un texto : "Merci pour votre gentille carte." Pour les enfants, on fait tout pour garder le lien.  On ne s'attend pas à une réconciliation dans l'immédiat, mais on ne sait jamais. Si cela pouvait arriver, on veut pouvoir y contribuer. Même si, pour l'instant, il nous faut accepter l'incompréhensible.
Quelques citations de la récente Lettre-encyclique du pape François sur "La Joie de l'Amour" :
-  "C'est bon de se donner toujours un baiser le matin, se bénir toutes les nuits, attendre l'autre et le recevoir quand il arrive, faire des sorties ensemble, partager les tâches domestiques." (n° 226)
-  "Nous ne pouvons pas nous promettre d'avoir les mêmes sentiments toute la vie. En revanche, oui, nous pouvons avoir un projet commun stable, nous engager à nous aimer et à vivre unis jusqu'à ce que la mort nous sépare et à vivre toujours une riche intimité." (n° 164)
-  "On ne peut pas exiger du conjoint qu'il soit parfait ; le mariage est un projet à construire ensemble, avec patience, générosité." (n° 218)
-  Pour résoudre des conflits, "L'amour est artisanal, grandit, apprend à négocier, comme mélange d'offrandes réciproques et de renoncements." (n° 220)
C'est toute cette Lettre du pape François que je vous invite à lire et à méditer, à la lumière de l'hymne à l'amour de la 1° Lettre aux Corinthiens !

jeudi 15 juin 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.067 : "Est-ce que tu es content de ton caté ?"

C'est en ce moment l'heure des bilans, avec le mois de juin, dans les groupes de caté.  Sur la paroisse, dans les groupes de caté, les enfants ont été invités à s'exprimer par écrit sur les deux points suivants :
-  es-tu content de ton année de caté ?
-  qu'as-tu aimé, ou moins aimé ?
Voici quelques réponses, émanant d'un seul petit groupe de quelques enfants.

1  -  Es-tu content de ton année de caté ?

-  oui, parce que j'ai compris pourquoi j'ai donné mon coeur à Jésus.  Pour moi, Jésus, c'est un frère. Il m'attendra toujours, et moi aussi, en ce moment, je l'attends.  Je crois en toi !
-  oui, très très content.  Chère catéchiste, cette année de caté avec toi était géniale ; je ne t'oublierai jamais !
-  chère catéchiste, merci de ta gentillesse, de tout ce que tu nous as donné ; et pour ton temps libre que tu nous accordes.  Avec toi, je me sens bien.
-  merci, merci pour cette super année.  J'ai adoré.  Merci, merci, du fond du coeur.
Les autres réponses répètent la même chose ; ainsi que le résume l'un de ces enfants : "C'était trop bien !"

2  -  Qu'as-tu aimé, ou moins aimé ?

-  j'ai aimé tout ce qu'on a fait.
-  j'ai aimé connaître la vie de Jésus.  Je n'ai rien détesté.
-  j'ai préféré la prière, les chants et la sainteté de Dieu.
-  j'ai aimé prier ; et aussi, Jésus sauveur, Dieu aime avec tendresse, Dieu appelle.
-  j'ai aimé le livret sur Jésus sauveur.
-  la messe des familles.
Aucune réponse par rapport à des choses qui n'auraient pas été appréciées.

Lorsque, il y a deux jours, les catéchistes de la paroisse se sont retrouvés, le partage de cette riche année s'est prolongé par un long temps d'action de grâce, devant des réflexions telles que celles-ci :
-  avant, je ne croyais pas que Jésus est ressuscité ; maintenant, j'y crois.
-  grâce à toi (la catéchiste), j'ai changé.
-  c'est grâce à vous si j'ai fait ma profession de foi.
-  ma meilleure journée, pour moi, c'est le mardi, à cause du caté.
-  grâce au caté, plus personne ne se moque de L...

Certains enfants sont assez mûrs pour exprimer des choses fortes. Ainsi, un garçon en CE2, E..., a dit : "une nuit où je ne dormais pas, j'ai pensé que Dieu était toujours avec nous ; mais alors, quand on meurt,
pourquoi il ne serait pas avec nous ?"
Les enfants suivis par l'une des catéchistes sont ressortis enchantés d'une messe des familles, alors que certains n'étaient jamais entrés dans une église !
Nombre de ces enfants en effet n'entendent parler de Dieu nulle part ailleurs...
Chers catéchistes, merci !

lundi 12 juin 2017

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2.066 : "Pauvres" paroissiens !

Chaque année, vers les mois d'avril-mai, l'on entend  circuler à travers le diocèse toutes sortes de murmures ou rumeurs, à propos d'éventuels changements de curés ou coopérateurs ici ou là, au bout de 3 ou 6 ans : "Oh, chez nous, on sent que ça se rapproche ! Qu'est-ce qui va nous arriver ? Pourvu que ce ne soit pas un col romain..."  "Il ne faudrait pas que ce soit un tel : il ne travaille pas avec les laïcs et fait tout tout seul !"  "L'autre, si c'est lui, on va souffrir !  Ca ne se passe pas très bien là où il est !"  "Celui qui va venir, comment seront ses messes ?  Est-il ouvert ?  A-t-il de l'expérience ?"  "Moi, ce que j'aimerais, c'est un prêtre qui s'occupe des jeunes, et qui sache écouter." "Si c'est celui auquel je pense, il va vouloir tout changer ; chaque fois qu'il arrive quelque part, on dirait que ce qui se faisait avant, ça n'a aucune valeur."  "Je connais des prêtres qui veulent tout reprendre en main de ce que faisaient les laïcs : plus besoin d'équipes liturgiques, ni de conseil de paroisse, les diacres ne prêchent plus, les laïcs ne conduisent plus les sépultures, d'ailleurs qui sont à présent souvent célébrées avec la messe..."  Etc.
Je vous promets que j'ai entendu ici ou là toutes ces réflexions, à diverses occasions de déplacements à travers le diocèse. Ca me rappelle ce que l'on m'avait demandé lors de mon arrivée à Mortagne, si je jouais aux cartes !  Mais cela s'apparentait plus à quelque chose de sympathique et de convivial ! 
Quant à nous, sur Mortagne-St Laurent, nous n'avons plus ce genre d'anxiété depuis que nous savons que c'est l'abbé Jean Borderon qui arrive, un prêtre "conciliaire" !
Ce que je veux souligner à travers ces réflexions, c'est cet état d'esprit plein d'appréhension que l'on rencontre à présent en permanence, à tort ou à raison d'ailleurs. D'où le titre, sans doute trop négatif, de ce billet ; mais il est question de quelque chose de bien réel, pourtant.
Car les prêtres passent, mais les paroissiens restent ; et, tous les 3, 5 ou 7 ans, il leur faut se réaccoutumer à une figure nouvelle, souvent fort différente de celle qui l'a précédée. Et je te change ceci, et je te renouvelle cela !  Adieu parfois à des priorités qui avaient fait leurs preuves ; oubliées des décisions qui avaient pourtant été mûrement réfléchies en conseil de paroisse ou dans d'autres instances. Mais qu'y faire ?  "Le curé, c'est le chef !" comme on l'entend dire parfois.
Et maintenant qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ?  Certains paroissiens font parfois de la déprime : "Si c'est comme ça, j'arrête tout !"  Mais est-ce la solution ?  Souvent, quand j'entends de telles réflexions, ou lorsque des personnes expriment leur déception vis-à-vis de "l'Eglise" ou du diocèse, je me remémore tel ou tel des innombrables passages du Premier Testament qui montrent Dieu véritablement aux prises avec les chefs du Peuple élu, trop souvent à côté de la plaque ; et de voir Dieu dans la panade, cela me remonte le moral !  Et je me redis : "Mais enfin, malgré toutes ces insuffisances, du Peuple de Dieu a quand même surgi un Sauveur !  Et je ne parle pas des amis de Yavhé qui lui sont restés fidèles jusqu'au bout, à l'exemple des Prophètes, de Marie ; et je ne cite que les plus grands...
Remettons l'avenir de nos paroisses et du diocèse entre les mains du bon Berger ; prions l'Esprit-Saint pour nos pasteurs et pour les membres de notre Eglise ; laissons Dieu nous façonner de l'intérieur, pour que nulle embûche ne nous arrête !
Notre Eglise, "les portes de l'enfer ne pourront rien contre elle !" (Matthieu 16/18)  D'ailleurs, comme aimait le répéter un de nos savoureux profs de grand Séminaire, que l'on surnommait "mon bon monsieur" : "Si l'Eglise n'était pas divine, il y a longtemps que les curés l'auraient tuée." Mais justement, aucun curé n'y est arrivé ! Et si, comme il le disait également, "La barque de Pierre est conduite à coups de gaffes", cela ne l'a pas empêchée d'être malgré tout vivante et aimante par tout l'univers !
Non, les paroissiens ne sont pas "pauvres" !  Il sont riches de leur espérance, puisée à la source de l'Esprit !