Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


LE TOME 5 de "Ma paroisse.com" est paru. Vous pouvez vous le procurer en envoyant un mail à Olivier Gaignet en cliquant sur le lien "écrire au Père Gaignet" sous le compteur à gauche de l'écran.
Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.

samedi 22 août 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.870 : Comment être heureux après 50 ans ?

Hier, en faisant la queue pour acheter mon journal, je jetais un coup d'oeil fort peu motivé sur la multitude de revues placées sous mon nez, sur un présentoir. Tout à coup cependant, un titre retint mon attention, cette question, en lettres énormes, sur l'une de ces revues hyper-connues que beaucoup de gens s'arrachent: "Comment être heureux après 50 ans ?"
Je me suis dit : "Là, il y a un truc !"  Et je n'ai pas pu m'empêcher de dire au buraliste, en lui parlant de ce que je venais de remarquer : "Pouvez-vous me mettre de côté cette revue ? Je repasse l'acheter  -  promis  -  dès que j'aurai 50 ans. Parce qu'en effet, je ne sais pas comment je vais bien pouvoir faire pour être heureux quand j'aurai dépassé cet âge fatidique..."
Il m'a regardé d'un air entendu, puis m'a répondu : "C'est d'accord ! Mais pour l'instant, apparemment, je ne crois pas que vous en ayez besoin !"
"Merci, patron", lui ai-je répondu. En effet, alors que je suis bien plus près de 75 ans que de 50, à 2 ans près, je me sens pleinement heureux et comblé ; même si je peux avoir des problèmes comme tout le monde. Mais le secret, c'est que je n'ai jamais voulu laisser les emm... prendre le dessus dans ma vie. Et une de mes plus grandes tristesses, cela a toujours été de voir des personnes se bouziller l'existence et celle des autres avec de faux problèmes ; et en plus, en rejetant sur les autres les causes de leurs ratés et de leurs malheurs" !
Puis mon homme a ajouté, de façon plus sérieuse ; "C'est incroyable comme ces revues se vendent bien, avec des titres comme : "Comment trouver le bonheur ?"  ou  "Comment rester jeunes?"  ou encore, "Comment faire pour ne pas veilllir ?"  Ce sont des thématiques qui plaisent beaucoup !"
Il n'y avait pour le moment aucun client à attendre derrière moi, ce qui nous a permis de poursuivre un peu cet échange ; et tous les deux, nous étions sur la même longueur d'onde en nous demandant : "Mais enfin, comment se fait-il que l'on soit obligé de venir acheter une revue pour savoir comment vivre bien dans sa tête et dans son corps après 50 ans ?"
Cela en dit long sur l'état de notre société, où chacun est laissé à lui-même et ne sait comment s'y prendre pour gérer son existence et ses relations, ni comment trouver un chemin de bonheur au coeur de sa vie, telle qu'elle est, et surtout sans la rêver.
J'aime beaucoup ce passage du prophète Jérémie 6/16, qui nous est proposé par le bréviaire une fois par mois, le samedi, à l'office de None : "Arrêtez-vous sur les routes pour faire le point, renseignez-vous sur les sentiers traditionnels. Où est la route du bonheur ?  Alors, suivez-la et vous trouverez où vous refaire."
En Paix avec nos frères et soeurs de la terre, et dans la Lumière de Dieu !

mardi 18 août 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.869 : "J'aime pas quand on parle à l'église !"

Cette histoire s'est passée dans une église du Nord-Vendée, à la fin d'une célébration du 15 août.  Une paroissienne, tandis que tout le monde était en train de sortir de l'église, adressa un bref mot amical à une connaissance, mais, pas de réponse...Un peu plus tard, sur le parvis, la connaissance en question se dirigea vers la personne qui l'avait saluée et lui déclara, d'un ton peu amène : "Je n'ai pas répondu à votre bonjour, parce que j'aime pas quand on parle à l'église !"
Stupeur de la personne interpellée ! "Mais enfin, si dans une église, on ne peut même plus se dire un petit bonjour... , surtout que j'avais été plutôt discrète ! Qu'est-ce que cela veut dire de ce que l'on est venus vivre ensemble avec Dieu ?"
Effectivement, l'église ne doit pas ressembler à un champ de foire, tout le monde est d'accord là-dessus !  Mais d'un autre côté, faut-il interdire à des frères et soeurs de se manifester la joie de se retrouver ?  Et après, l'on se plaindra de ce que nos églises soient tristes...
En fait, si l'église est bien la maison de Dieu, c'est aussi la maison de la famille des chrétiens. Et comment Dieu préfèrerait-il voir ses enfants se tourner vers lui sans se donner la peine de saluer leurs frères ?
Est-ce cela, la vraie re-ligion que Jésus nous a laissée ?
Mais, par hasard, aurait-on oublié la façon dont s'est déroulée la première Cène ?  L'on a plaisir à imaginer Jésus accueillant ses disciples ce soir-là. A la Cène, c'est Jésus qui a organisé les préparatifs, c'est lui qui reçoit. Il parle avec les uns et les autres, il est heureux de retrouver ses amis, même si pour lui le temps se fait grave !
Une remarque en particulier : il accueille même des pécheurs à son repas pascal : Judas est là ! Quelle leçon, pour notre Eglise, qui a décrété, depuis trop longtemps, que les pécheurs seraient désormais exclus du repas qui guérit et qui sauve !
La Cène, ce n'est donc pas un dîner pour les bons seulement ; apparemment, cela ne se passe pas non plus en silence ; et c'est un repas aussi pour les pécheurs.
Comment ne peut-il plus en être ainsi de nos eucharisties ?
Un exemple, les divorcés remariés sont exclus, quelle que soit la gravité de leur situation ; tandis qu'un criminel ou un meurtrier, s'il s'est bien repenti et confessé, a droit, lui, à recevoir l'eucharistie...
De même qu'un type qui aura volé laergement son prochain ou la société ...  Bizarre !
J'arrive à un âge certain, mais j'avoue n'avoir toujours pas compris pourquoi nous sommes devenus si infidèles à l'exemple donné par Jésus lors de la première, et l'unique Eucharistie !
Obligeant même des frères à s'écarter, ou à se taire !
J'en profite pour remercier tous les acteurs de nos célébrations liturgiques, qui font tout leur possible pour que tous puissent se sentir accueillis et traités en frères, quelle que soit la couleur de leur vie, lors de nos eucharisties !

samedi 15 août 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.868 : La petite cloche de l'Angelus, à Nagasaki

En ces jours, les différents médias abondent d'évocations au sujet du lancement de la bombe atomique sur le Japon, à propos d'un bien triste anniversaire.  Mais ils n'ont pas rappelé le fait suivant : savez-vous qu'il y a 70 ans, à 11h02 pour être précis, la 2° bombe atomique explosait dans le ciel de Nagasaki, à 550 mètres d'altitude, exactement à la verticale de la cathédrale catholique de cette ville  -  dédiée, tenez-vous bien, à Notre-Dame de l'Assomption  -  juste au-dessus du quartier chrétien.  Cette bombe tua des dizaines de milliers de Japonais, dont la plupart des 8.000 chrétiens de Nagasaki !
Mais que faisait donc Dieu ce jour-là ?  Et où était alors Notre-Dame de l'Assomption ?  Il y avait pourtant là, pour elle, une magnifique occasion de faire un miracle éclatant !  D'où le scandale de nombre d'entre nous, choqués de cette inaction du Ciel !
Afin d'y voir plus clair, il nous faut relire et méditer la 1° lecture de la liturgie de cette fête de l'Assomption ; il nous y est expliqué en effet, en termes symboliques, que nous vivons, dans les temps qui sont les nôtres, comme l'a vécu la Femme de l'Apocalypse, la période douloureuse de l'enfantement d'un monde meilleur, et de la naissance difficile du Christ et de sa paix au sein de notre humanité.
Et de même que Marie, jadis, a pu donner naissance à Jésus, malgré les démons qui voulaient le dévorer, elle peut nous apprendre aujourd'hui à lui permettre de naître chez nous, et à travers nous.
D'ailleurs, si la Vierge Marie est si populaire, c'est parce que tous sont convaincus qu'elle est capable de nous soutenir dans notre combat contre les dragons qui nous assaillent, et qui ont pour noms maladie ou chômage, deuil, divorce, haine, guerre, déprime, découragement...
Mais, pour en revenir à Nagasaki, savez-vous que, sous les décombres de la cathédrale pulvérisée par la bombe atomique, l'on a retrouvé, intacte, la plus petite des  cloches, que l'on appelait "la cloche de l'Angelus" ? 
Décidément, le texte de l'Apocalypse disait vrai : le dragon de la mort n'a pas pu vaincre cette petite cloche, ni étouffer totalement la voix de Dieu.  Quel symbole encourageant ! Au contraire en effet, cette cloche, qui continue de sonner à Nagasaki, ainsi qu'au plus profond de nos coeurs, annonce que la victoire de Dieu sur les forces du mal continue sa progression. L'Assomption de laVierge, l'entrée de Marie dans la vie de Dieu en est signe éclatant !
Ave, Maria !

mercredi 12 août 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.867 : "Penses-tu à remercier Dieu pour ta santé ?"

Hier, ayant rendu visite à plusieurs malades sur la paroisse, je repensais, comme presque chaque fois qu'il m'est donné de rencontrer des personnes ayant des problèmes de santé, à cette remarque que l'on m'a faite un jour.
C'était il y a déjà très longtemps. Un prêtre ami était atteint d'une tumeur au cerveau. Alors que j'étais passé le saluer, il a tenu à faire quelques pas hors de sa chambre avec moi puis, tout à coup, a failli s'écrouler de tout son long, et je n'ai quasiment pas pu le rattraper. Quand on l'eut ramené dans sa chambre, il me fit la réflexion suivante : "Olivier, j'espère que tu penses chaque jour à remercier Dieu pour ta bonne santé !"
Cette phrase m'a tellement marqué que je crois n'avoir jamais omis depuis, chaque matin, de remercier Dieu pour ma santé en effet.
Les amis malades visités hier m'ont fait un peu la même réflexion, me répétant tous : "Ah ! Quand on est en bonne santé, on ne connaît pas son bonheur." L'un d'eux, qui, après un gros coup, va à présent de mieux en mieux, m'a confié : "Après ce que je viens de vivre, maintenant que cela va mieux, je ne vois plus la vie comme avant !" Et je sentais que même sa façon de sourire avait changé : il semblait comme rajeuni, car libéré d'un grand poids, et s'est dit prêt à vivre autrement désormais !
Un autre ancien malade m'avait expliqué ceci : "Le monde est divisé en deux catégories : ceux qui sont ou ont été malades, et ceux qui n'ont jamais connu ni la souffrance ni la maladie. Ces derniers ne pourront jamais vraiment comprendre ceux qui souffrent, tant qu'ils ne seront pas eux-mêmes passés par là."
Chose étonnante  -  enfin, peut-être pas si étonnante que cela  -  deux des malades que j'ai rencontrés hier m'ont dit que ce qui les aidait le plus à "émerger", c'était la lecture du Livre de Job ; et cela parce que l'expérience de Job est très éclairante par rapport à ce que peut ressentir un malade au bord du désespoir. L'un d'eux m'a dit : "Il y a des phrases de Job que je pourrais prendre totalement à mon compte, comme lui ; ceux qui ont écrit ce Livre ont certainement vécu une réelle expérience de souffrance et de découragement. Mais à la fin, ce n'est pas la souffrance ni la mort qui ont eu le dernier mot, grâce à Dieu !  Et cela me fait du bien de le réaliser !"
Quant à moi, Seigneur, je te remercie pour la bonne santé dont tu m'as fait don. Mais fais que je sache être toujours plus proche et à l'écoute de mes frères et soeurs souffrants !
Surtout, aide-les à traverser ce qu'ils vivent en les soutenant de ta présence, et celle de frères et soeurs plein d'attention auprès d'eux !

lundi 10 août 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.866 : Près de 510.000 visites sur ce blog !

Lorsque, avec Vincent et Jean-Paul, tandis que j'étais en poste à Fontenay-le-Comte, nous avons mis en place ce blog, en nous promenant alors sur la Toile, nous étions ébahis en constatant que tel prêtre connu avait reçu 20.000 visites sur son propre blog !  Et nous nous disions : "Jamais nous ne pourrons atteindre un tel chiffre !"  Et puis voilà, en quelques mois seulement, les 20.000 connexions étaient largement dépassées. Tandis que, quelques années plus tard, il se trouve que plus de 500.000 fois, près de 510.000 même, des blogueurs en recherche ont senti le besoin de se connecter à l'Arche de Noé.
Loin de moi le désir de chanter "cocorico" !  Notre objectif en effet, à toutes celles et ceux qui ont porté et soutenu ce blog, principalement parmi les chrétiens et les paroissiens de Fontenay-le-Comte au départ, c'était, je l'avais écrit, de rejoindre la brebis perdue ; et j'ai redit plusieurs fois que si ce blog avait pu aider une seule personne à retrouver l'espérance, j'en serais comblé, et ce blog aurait atteint son objectif.
Encore merci aux artisans principaux de ce travail : Soeur Emmanuelle (cybersister), Robert (pour les 5 tomes imprimés), Henri (qui a dessiné la couverture des livres), Henri et Muriel (mise en page), Bernard (correcteur au quotidien aujourd'hui encore), Sophie ("Ouest-France"), et beaucoup d'autres encore.
Mais le merci doit aller d'abord à ces milliers de blogueurs qui ont fait confiance à ce blog pour voir un peu plus clair, tant dans la vie du monde, la marche de l'Eglise, le message de l'Evangile, que dans leur propre vie.
A plusieurs reprises, je me suis demandé si je n'allais pas arrêter. Mais le fait d'entendre sans cesse des personnes me répéter que cela leur manquerait m'a incité à poursuivre cette aventure.
Chacun reste libre bien sûr d'adhérer ou non à ce qui est exprimé dans ces billets, qui ne se veulent exhaustifs en rien, sur aucun sujet. Mais je ne m'inquiète pas, ne recevant pas de commentaires critiques crédibles, mais plutôt de nombreux mails, ou réactions orales d'encouragement, venant de Vendée bien sûr, mais aussi, de la France entière et au-delà, sans parler des paroissiens de Mortagne et St Laurent bien entendu..
Et je ne parle pas des nombreux billets photocopiés et transmis !
Ce blog représentant un moyen pour aujourd'hui de témoigner de la beauté de l'Evangile au coeur de notre société.
Merci à toutes et tous !
Ensemble sur le Chemin !

P-S en rajout à ce billet publié à midi :  il est 16 h ce lundi 10 août, et je constate déjà plus de 300 connexions depuis ce matin...
J'en reste stupéfait !
Pas de blog sans vous en tout cas !